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12 nov. 2018

Être bien plutôt que performant

Plusieurs séjours à l’EEB rappellent déjà l’importance d’un recul pour évaluer l’entrepreneur comme personne plutôt que son entreprise. Il faut croire que le souci du bien-être dans le milieu des affaires devient enfin sujet d’actualité grand public en cette semaine mondiale de l’entrepreneuriat. 

Néanmoins, saisir le principe d’être bien en vue de mieux performer est une chose, mais l’appliquer en est une autre.

Quels sont les moyens de privilégier cette approche et se sentir compris de son environnement de travail?  

Déjà, il faut commencer par la base. Être bien, c’est d’abord et avant tout être soi-même. Il est impératif d’assumer sa personnalité afin de déterminer ses propres forces et faiblesses. Si on approche une situation directement par les objectifs de performances, on tente de s’adapter en fonction d’une épreuve. Malheureusement, ce geste résulte très souvent à forcer des aptitudes que nous n’avons pas.   

 

« Mieux se connaître comme entrepreneur, c’est comprendre ses forces motrices, ses zones de haute performance, mais aussi ses contraintes, ses limites. »

Remarque Valérie Parent de L’EEB.

 

Cette honnêteté envers soi-même évite un travail à contre-courant et surtout nombre de frustrations. De s’entêter à livrer la marchandise dans ces conditions se révélera au final comme une perte monumentale de temps, d’énergie et d’argent.   

Ces difficultés se contournent en fait par un changement au niveau de la méthode de travail. Gardez-vous d’un cadre restrictif à votre rythme, ne vous servez pas d’outils ou plateformes opposés à votre style d’exécution ou encore adaptez la structure du projet à vos propres préférences. Il vous est inutile de suivre un plan à la lettre s’il n’est pas le vôtre… aussi miroitant de succès ce standard soit-il.

Dans le cas de tâches complexes quoiqu’obligatoires, il faut alors bien s’entourer. Il ne s’agit pas seulement d’avoir les spécialistes nécessaires à la couverture de vos points faibles! Vous vous devez de leur partager votre histoire. En premier lieu, si vous prenez le temps de vous raconter votre parcours de façons introspectives, vous vous donnez le moyen de le comprendre et d’y apporter quelques modifications. Un principe fondamental selon Maxime Boilard, président fondateur de CANU et collaborateur de l’EEB.

Une fois ce récit établi, il devient alors facile de partager l’ensemble qui compose votre caractère à vos collègues. Ainsi, ils peuvent comprendre vos faiblesses et habituellement mieux vous aider de manières complémentaires. Dans l’optique d’un grand plan, votre entourage peut anticiper d’eux-mêmes les moments où vous aurez besoin d’une assistance supplémentaire. Si vous ne savez pas votre histoire, il n’y a pas de partage et par conséquent, aucune réalisation de potentiels enjeux internes.

Maxime s’inscrit aussi dans ce mouvement en alliant son esprit sportif à la gestion entrepreneuriale. Père de famille, coach certifié, analyste sportif, vice-champion du monde de canoë-kayak et 4e place olympique font de lui un spécialiste s’adaptant à plusieurs environnements.

 

« Vous aurez la chance de vous voir évoluer en tant que leader en prenant les perspectives de la tête qui pense, du cœur qui s’engage et du corps qui ressent. »

Nous dit-il en parlant de sa conférence sur le sujet.

 

Cette vision d’entrepreneuriat est naturellement influencée par le sport de compétition. C’est en fait ce rapport comparatif qui la rend si efficace. D’être physiquement actif est bien entendu une bonne habitude pour la santé de l’entrepreneur, mais ça va beaucoup plus loin.

C’est-à-dire que la pratique du sport va amplifier les principes de performances que l’on retrouve en affaires. Ainsi, la préparation mentale, le recul, la reconnaissance de nos forces se ressent davantage avec corps et esprit dans le feu de l’action. L’effet direct d’une victoire, d’une perte ou d’un nouveau record dans l’activité sportive offre un accès plus facile aux notions de bien-être en vue de performance. Dans les deux domaines, de se fixer des objectifs liés à nos forces nous permet d’utiliser la performance à notre service et non d’être esclave de celle-ci. C’est la différence entre viser le résultat d’ensemble et le procédé tout personnel d’y arriver.

Enfin, il est clair que ces notions entraînent des réflexions sur tous les aspects de votre environnement. Une grande démarche, certes, mais en débutant par votre propre perception, elle saura s’accentuer vers une transformation globale un pas à la fois.

 

Maxime Boilard donnera sa conférence Pour être bon, il faut être bien le vendredi 16 novembre à 10 h 30 au centre PME MTL Centre-Ouest. Voir le lien pour inscription.

Toujours dans le cadre de la semaine de l’entrepreneuriat, l’équipe EEB vous offrira la chance de gagner un 24 h dès demain! Un concours où il faudra vous positionner sur ce fameux équilibre entre bien et bon.

Entrepreneurs, avez-vous déjà raconté votre propre histoire… c’est peut-être elle qui vous fera gagner.   

 

https://www.eventbrite.ca/e/billets-pour-etre-bon-il-faut-etre-bien-51588749338

  

À propos de l'auteur

École d'Entrepreneurship de Beauce

École d'Entrepreneurship de Beauce

Lancée officiellement en septembre 2010, l’EEB est la seule école qui se consacre à la formation des entrepreneurs. En 5 ans, plus de 100 entrepreneurs de haut niveau ont accepté de venir y transmettre leur expérience de vie. L’EEB peut également compter sur plusieurs partenaires, dont la Banque Nationale, le Mouvement Desjardins et la Caisse de dépôt et placement du Québec, ainsi que sur l’appui de nombreux entrepreneurs de sa région et du Québec inc. L’EEB vise à être un acteur de premier plan pour la prospérité du Québec, un entrepreneur à la fois.

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