Coaché par les plus grands entrepreneurs du QuébecPublié dans Abitibi Express.ca par Martin Guindon le 4 octobre 2011 Hans Pelletier a l'impression de vivre dans un rêve L'Amossois Hans Pelletier doit se pincer souvent juste pour s'assurer qu'il n'est pas en train de rêver. Depuis le 26 août, il fait partie d'un groupe très sélect de 25 personnes considérées comme étant de l'élite entrepreneuriale émergente du Québec. Admis à l'École d'entrepreneurship de Beauce (ÉEB), il est coaché par certains des plus grands entrepreneurs du Québec. Au cours de sa formation de deux ans, il développera son sens de l'entrepreneuriat auprès des sommités que sont Jean Coutu, Laurent Beaudoin, Charles Sirois et Alain Lemaire, pour ne nommer que ceux-là. «J'arrive encore à peine à y croire», a-t-il confié, au retour de sa première de 15 séances de formation, le 21 septembre. Tout a commencé le 6 juillet pour le directeur du développement des affaires chez Arkys, une firme régionale spécialisée en solutions informatiques. Ce matin-là, il a reçu un courriel de Marc Dutil, président et chef de l'exploitation du Groupe Canam, mais aussi fondateur de l'ÉEB. Dans sa correspondance, M. Dutil, qui vient d'être nommé la personnalité de la semaine La Presse/Radio-Canada du 19 septembre, l'informait du fait qu'il avait été identifié par l'équipe de direction et ses référenceurs comme étant un candidat à haut potentiel. «Je m'apprêtais à partir en vacances et j'ai appelé Nathaly Riverin, la directrice générale de l'École, croyant qu'il s'agissait d'une farce. On m'a alors informé que je devais subir un examen psychologique et que si le test s'avérait concluant, j'allais être convoqué à une entrevue de 90 minutes avec Marc et Nathaly. Le 26 août, la décision est tombée et je suis devenu le premier Abitibien admis à l'École. Le candidat qui venait du plus loin avant moi provenait de Laval», raconte-t-il. Développer le Québec de demain Cette école nouveau genre, qui vient de célébrer son premier anniversaire, souhaite former, outiller et réseauter les entrepreneurs qui développeront le Québec de demain. Pour ce faire, 15 modules de formation d'une durée de cinq à six jours sont offerts aux élèves. La cohorte de Hans Pelletier est la troisième et elle a fait son premier module, intitulé «S'imprégner de son environnement», du 14 au 18 septembre. Sa formation se terminera en décembre 2013. «C'est Laurent Beaudoin, de Bombardier, qui a fait le speech d'ouverture. On va avoir un 24 heures avec lui en janvier. On vient de passer des 24 heures avec Pascal Pilon, d'Averna, et avec Bernard Poulin, de SMi. J'ai déjà fait plein de contacts. J'ai aussi pu établir que Arkys est un beau petit bijou au niveau provincial, avec ses 35 employés et ses 14 développeurs ainsi que sa certification Microsoft Gold», souligne l'Amossois, qui passera des 24 heures avec notamment Aldo Bensadoun, des chaussures Aldo, et Alain Lemaire, du groupe Cascades, dès le 2e module en novembre. Ramener ça en Abitibi Hans Pelletier entend évidemment profiter pleinement de cette opportunité incroyable à titre personnel et il en fera aussi profiter son entreprise. Conscient de son privilège hors du commun, il souhaite aussi contribuer au développement de la région avec le bagage et les contacts qu'il en retirera. «C'est le but aussi de la formation. Ils veulent ramener le Québec Inc. Je veux transmettre mes connaissances à la région. Toute personne ou organisation qui veut entendre parler de mon expérience, comme le volet local ou régional du Concours québécois en entrepreneuriat, ça va me faire plaisir d'y aller. Tout ce que je peux donner aux autres, ce sera un plus pour notre collectivité. Je veux aider Arkys, mais aussi toutes les autres entreprises de la région. Et il faut qu'un autre Abitibien me suive dans la prochaine cohorte au printemps», affirme celui qui montera le mont Washington avec les autres membres de sa cohorte, en avril, à titre de défi de groupe. Une telle formation n'est pas à la portée de tous, alors que l'admission coûte 55 000 $ pour les deux ans, ce qui couvre quand même toutes les dépenses sauf les déplacements. «Mais une telle formation coûterait 250 000 $ aux États-Unis. Et je vais rapidement la rentabiliser. J'ai notamment l'intention de remporter l'une ou les deux bourses de 10 000 $ qui seront remises au cours de la formation», affirme Hans Pelletier. |
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