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Une école qui ne décerne pas de diplôme

Article publié par Normand Morand dans le Journal Le Soleil le 14 mai 2011

Les personnes qui fréquentent l'École d'entrepreneurship de Beauce ne doivent pas s'attendre à accrocher un diplôme sur le mur de leur bureau puisque cet établissement unique au Québec n'en remet pas à la fin de la formation.

De plus, dans cette école destinée à bâtir une élite entrepreneuriale, il n'y a pas devoirs ni d'examens. Et pourtant, ça coûte la rondelette somme de 50 000 $ en frais de scolarité.

C'est ce qu'a révélé lundi Marc Dutil lors de la conférence qu'il donnait à l'hôtel Plaza. M. Dutil est le fondateur de cette institution sans but lucratif qui a officiellement amorcé ses activités en septembre 2010.

L'école est la seule de la province qui se consacre à la formation des entrepreneurs de tous les secteurs, grâce à l'expertise de chefs d'entreprise de haut niveau. Parmi ces entrepreneurs qui rencontrent (coachent) les étudiants inscrits, mentionnons les Jean Coutu (Pharmacies), Éric Chouinard (iWeb Technologies), Mario Girard (Port de Québec), Robert Dutton (RONA), Alain Lemaire (Cascades), Marc Dutil (Groupe Canam), Pierre Pomerleau (Groupe Pomerleau) et Ève-Lyne Biron (Biron, Groupe Santé).

Deux entrepreneures de la région font actuellement partie de la cohorte qui a débuté récemment. Il s'agit de Marie-Claude Larouche, une Campivallensienne, qui a fondé Gestion MCL (formatrice en développement de leadership) et Karine Goyette, de Coteau-du-Lac, qui œuvre pour le transporteur C.A.T.

Le dîner-bénéfice avait été organisé dans le but d'amasser des fonds qui aideront Marie-Claude Larouche à défrayer le montant de sa scolarité.

«Je suis une travailleuse autonome. J'ai eu un rêve, une passion. Je voulais contribuer à l'économie de la région. Je suis certaine qu'à la fin de mon cours, je serai une meilleure personne et je voudrai partager mes connaissances avec la population», a confié Mme Larouche.

D'autre part, Véronique Gosselin de Portes et Fenêtres Valleyfield a révélé qu'en compagnie de sa sœur Marie-Pierre, elle veut poursuivre ce que son père a bâti pendant les deux dernières décennies. C'est ainsi que les deux jeunes femmes prennent graduellement la relève du paternel qui songe à la retraite d'ici les prochaines années.

Au sujet de Marie-Claude Larouche, Marc Dutil a spécifié qu'elle n'avait pas hérité d'une entreprise familiale mais qu'elle était grandement motivée et qu'elle faisait preuve d'une grande sincérité. C'est pourquoi sa candidature a été retenue.

Le Beauceron a apporté cette information après avoir expliqué que les candidats retenus par l'école d'entrepreneurship étaient triés sur le volet après une analyse sérieuse du dossier et une entrevue.

Ce sont 25 entrepreneurs dont la moyenne d'âge est de 38 ans qui amorcent une nouvelle cohorte tous les six mois. Le programme est structuré sur une période de deux ans et il comprend 15 sessions d'une durée de quatre à six jours sur un campus offrant hébergement et restauration de catégorie 4 étoiles.

Le conférencier a été présenté par Guy Laperrière, directeur général du Collège de Valleyfield qui a vécu en Beauce pendant 20 ans, et remercié par l'homme d'affaires Pascal Dupuis, propriétaire de plusieurs entreprises.

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