Une grande première pour l’École d’Entrepreneurship de Beauce
Article publié sur EnBeauce.com par Jean-François Fecteau le 25 septembre 2010
Hier soir, les projecteurs
étaient braqués vers l’École d’entrepreneurship de Beauce qui inaugurait
officiellement ses activités. Ce rêve devenu réalité après seulement
deux ans et demi d’effort a pu voir le jour grâce notamment à la vision
d’entrepreneurs d’ici, mais également de l’appui de la communauté
d’affaires beauceronne et du Québec.
Animé d’une grande fierté,
Marc Dutil, président fondateur de l’EEB était fébrile à cette grande
ouverture officielle. « Que nous puissions aujourd'hui vous accueillir
avec fierté dans les nouvelles installations de l'École
d'entrepreneurship de Beauce témoigne de l'incroyable esprit de
collaboration et de persévérance dans lequel a été conçu ce beau projet.
Cet endroit a été créé par des entrepreneurs, pour des entrepreneurs »,
a déclaré M. Dutil aussi président et chef de l'exploitation du Groupe
Canam.
« Nous célébrons un événement extraordinaire pour la
Beauce, ajoute le président fondateur. C’est une idée jeune aussi. Il y a
moins de deux ans, j’ai demandé à Claude Morin de présenter le projet
au Souper des jeunes gens d’affaires du Conseil économique de Beauce. Il
m’a donné 15 minutes et une présentation PowerPoint puis moins de deux
ans plus tard nous sommes ici. Oui, nous n’avions pas dans nos mires
l’Arnold à ce moment-là, mais c’est devenu réalité. Je suis incapable
d’arrêter de sourire ».
M. Dutil qui aurait bien voulu encapsuler cette fierté dans une
bouteille.estime désormais qu’il faut travailler à rendre le plus
exceptionnelle possible l’expérience de la première cohorte et les
suivantes. Aussi, il a réitéré l’importance de l’école de développer des
produits pour satisfaire la clientèle, mais aussi d’atteindre les
objectifs. « Nous recevons ici des gens qui ont la flamme
entrepreneuriale. Nous leur donnerons des outils pour la rendre moins
vulnérable et plus forte, mais avant tout pour aller plus loin »,
commente M. Dutil.
Le président fondateur dit désormais tendre
son flambeau à l’équipe de la gestion de l’EEB qui aura la tâche de
mener cette institution vers d’autres sommets. Toutefois, il n’éteindra
pas son flambeau pour autant, puisqu’il sera présent pour de nombreuses
années sur le conseil d’administration.
La magie s’opère! Après
avoir passé sur toutes les gammes d’émotions : fierté, fébrilité et
sentiment d’accomplissement, hier c’était le temps à la célébration
soulignait la directrice générale de l’EEB, Nathaly Riverin après deux
ans et demi d’effort.
Elle souhaite que cette école devienne
l’épicentre d’un nouvel essor socioéconomique au Québec, pour sortir la
province de sa torpeur. Ce projet ayant su mobiliser la communauté et le
monde affaires n’en est qu’à ses premiers balbutiements avertit Mme
Riverin.
Depuis mercredi, les entrepreneurs-athlètes sont à
l’œuvre avec les entraîneurs. Déjà, Nataly Riverin sent qu’ils étaient
prêts à travailler et faire avancer leur entreprise. Près de 48 heures
après leur rentrée à l’École, déjà une chimie s’installe entre les
participants. « De belles amitiés sont en train de se créer. Cela
commence très tôt le matin et se termine tard le soir. Ils ont le goût
et la passion des affaires en commun et dans ce contexte-là, la chimie
est là », lance cette dernière.
« Nous n’avons encore rien vu, pense Mme Riverain. Il ne peut qu’arriver de belles choses et des innovations. »
Une première cohorte engagée Cette
soirée officielle a permis de présenter le pedigree de chacun de la
première cohorte d’entrepreneurs-athlètes provenant de différents
secteurs et de partout au Québec. Les 24 participants sont âgés de 21 à
51 ans. Sept d’entre-eux évoluent en Beauce soit An-Marie Baillargeon de
Royal LePage de L’Érable Saint-Georges, David Drouin de Quiron Métal de
Beauceville, Maxime Gendreau de Garaga, Vincent Grondin de Machinerie
Lico et Firmes Cogites à Saint-Georges, Marie-Hélène Lepage de L’Oiseau
bleu, Claude Poulin d’iClic et EnBeauce.com et Valérie Rodrigue de
Jacomau de Saint-Jean. Steve Bussières des Produits métalliques
Bussières est aussi originaire de la Beauce.
Maxime Gendreau de Garaga est convaincu que cette formation de
l’École l’amènera encore plus loin. « C’est très intéressant… Cela
m’apportera de nouvelles idées et de m’améliorer », confie le directeur
de marketing de 26 ans et fils de Michel Gendreau.
Les
entrepreneurs-athlètes sont étonnés de la prise en charge de l’École, et
ce, sur les différentes facettes de l’entrepreneuriat, même sur la
santé. Ils sont donc défiés pour s’améliorer à tous points d de vue. «
Nous travaillons l’ensemble des points d’un être humain. Ce n’est
vraiment pas une école traditionnelle », confiait Claude Poulin d’iClic
et d’enBeauce.com qui se sent embarqué à fond dans l’aventure.
L’EEB
est la seule école au Québec se veut de former des entrepreneurs de
tous secteurs, grâce à l'expertise de chefs d'entreprise de haut niveau.
« La formation est vraiment de haut niveau», remarque M. Poulin. Parmi
ses premiers ateliers, l’homme d’affaires local avait comme enseignant
Franck Nicolas, un professionnel en communication leadership, carrière
et affaires bien en vue au pays entraîné par des mentors connus
mondialement.
L’événement économique de la rentrée Pour
donner le coup d’envoi, l’EEB comptait sur la présence du maire de
Saint-Georges, François Fecteau, le député fédéral de Beauce, Maxime
Bernier, le député provincial de Beauce-Sud et ministre de la Sécurité
publique, Robert Dutil, ainsi que plusieurs personnalités de la
communauté québécoise des affaires, comme Louis Vachon, président et
chef de la direction, Banque Nationale Groupe Financier, et Liliane
Laverdière, vice-présidente aux entreprises, Est du Québec, Mouvement
Desjardins. Pour souligner cette occasion, Robert Dutil, au nom du
ministre du Développement économique, de l’innovation et de
l’Exportation, Clément Gignac, a remis une aide de 1,5 M$ sur trois ans à
l’EEB. De plus, la Banque Nationale a pour sa part versé une
contribution de 750 000 $.
Desjardins a remis deux bourses de 10 000 $ l’une à Steve Bussières
et l’autre à Claude Poulin. Pour sa part, la Caisse de dépôt et
placement du Québec avait remis la veille du lancement deux bourses de
12 500 $ à deux étudiants de l’EEB. La bourse Région éloignée de la
Beauce a été remise à Maxime Cousineau, vice-président et directeur
général de l’entreprise familiale Boulons Plus, d’Anjou. Cynthia
Laflamme, présidente de G.S.D. de Charny a obtenu la bourse Création
d’entreprise.
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