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10 avr. 2013

Le transfert d’entreprise : moins compliqué qu’on ne le croit !, par la Banque Nationale

Par Laurent Genest, Directeur principal, Transfert d’entreprise, Banque Nationale

Le Québec s’apprête à vivre l’une des plus grandes vagues de transferts de propriété de son histoire. En effet, une proportion importante des dirigeants d’entreprise québécois souhaitent, d’ici quelques années, quitter leurs fonctions tout en assurant la pérennité de leurs affaires.

Vous faites partie de ces entrepreneurs qui contemplent la retraite ? Voici trois conseils visant à démystifier ce processus. Ces derniers sont, en fait, des enseignements tirés des quelque 700 dossiers traités au cours des dernières années par notre équipe de spécialistes en la matière.

1- Commencer tôt

On ne le dira jamais assez : un transfert doit commencer à se préparer cinq années d’avance – et parfois même jusqu’à dix. La première étape ? Réfléchir aux grands objectifs de la démarche et aux valeurs qui devront être mises de l’avant. Il faudra également prendre soin de définir les objectifs financiers et les objectifs de vie que l’on souhaite atteindre durant la retraite, et ce, parce que l’entreprise constitue bien souvent le fonds de retraite d’un entrepreneur.

On gagne également à réfléchir tôt à la relève et aux caractéristiques qu’elle devra posséder pour connaître le succès escompté. Souhaite-t-on que la propriété de l’entreprise demeure dans la famille ? Qu’elle soit transférée à des employés de l’entreprise ? Plus tôt on sera fixé, plus tôt il sera possible d’identifier un ou des repreneurs potentiels et d’amorcer un dialogue avec eux.

2- Se préparer adéquatement

La préparation de la démarche de transfert s’apparente grandement à celle qui soutient tout projet d’affaires. Le meilleur conseil est sans doute le suivant : fonctionner simplement et logiquement. Pour ce faire, un plan de match détaillé, exécuté avec rigueur, est incontournable. On verra également à ajuster la stratégie au besoin, selon les particularités du contexte.

Toute bonne planification doit également voir à intégrer progressivement le ou les repreneurs aux interactions de l’entreprise avec ses différentes parties prenantes, incluant l’institution financière. Notre premier conseil, consistant à commencer tôt, est donc tout aussi pertinent en ce qui a trait au transfert des relations d’affaires.

3- S’informer et bien s’entourer

Beaucoup de ressources s’offrent aux chefs d’entreprise s’apprêtant à passer le flambeau. Les activités de réseautage et les colloques organisés par les associations d’entrepreneurs et les institutions d’enseignement sont considérés comme étant très utiles. On a bien souvent l’occasion d’y entendre des témoignages d’entrepreneurs ayant réussi leur transfert, une source d’information particulièrement inspirante pour les dirigeants s’apprêtant à faire le grand saut.

Bien s’entourer signifie également savoir impliquer, dans le transfert, certains partenaires clés. L’adhésion des bailleurs de fonds est notamment essentielle au succès de la démarche. Par exemple, il ne faut pas tarder à informer son institution financière de ses intentions. En plus de prodiguer des conseils financiers forts utiles, celle-ci pourra vous mettre en contact avec ses experts en matière de transfert.

En somme, le transfert d’entreprise n’a rien de sorcier. Surtout si on le commence tôt, qu’on le prépare adéquatement et qu’on a su bien s’entourer. Il importe également de garder en tête qu’un transfert réussi est un accomplissement profitable tant pour l’organisation touchée que pour l’ensemble de la communauté. En effet, il s’agit d’un pas de plus vers le maintien, chez nous, de la culture de propriétaire que nous avons mis tant de temps à bâtir, une grande source de prospérité et de fierté collective.

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