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19 mars 2015

L'expérience en affaires

Nos entrepreneurs québécois sont des gens qui ont beaucoup de compétence et d’acquis en affaires. Ils travaillent, ils se forment, ils fondent des entreprises, ils assurent la relève, ils transfèrent leur savoir, et finalement, ils passent le flambeau.

2/3 des propriétaires-dirigeants du Québec ont plus de 10 ans d’expérience en affaires

Voici, en moyenne, les années d’expérience que comptent les différentes tranches d’âge des entrepreneurs québécois.

  • De 18 à 34 ans : 4 ans d'expérience
  • De 35 à 54 ans : 14 ans d'expérience
  • De 55 ans et plus : 26 ans d'expérience

    D'autres chiffres intéressants:

  • Les fondateurs d’entreprise : 21 ans d'expérience
  • Les propriétaires-dirigeants ayant racheté ou prit la relève : 14 ans d'expérience
  • En moyenne, ils ont 17 ans d’expérience en tant que propriétaires-dirigeants.

 

L’expérience en affaires peut être mesurée de multiples façons : certains croient que c’est l’âge qui détermine l’expérience, d'autres croient que c’est le vécu et d'autres encore pensent plutôt que c’est le nombre d’heures investies dans une fonction.

L’École d’Entrepreneurship de Beauce (EEB) croit que l’expérience n’est pas une question d’âge ou d’heures accumulées. Avoir 20 ans d’expérience en affaires n’est pas une condition de succès, car ce n’est pas le nombre d’années qui comptent, mais bien les actions entreprises et les gestes posés pendant ces années.

C’est ce que les entrepreneurs font comme actions concrètes pour se développer qui compte et qui donne de la valeur aux années. Les chefs d’entreprise doivent être conscients de leurs actions et savoir en tirer des leçons.

 

Un chef qui est sur le pilote automatique ne bâtit pas son expérience.

 

Nous aimerions vous donner l’exemple de Catherine Morneau, gestionnaire de performance organisationnelle et qualité chez Groupe Morneau.

Catherine Morneau

Elle a 28 ans et est finissante du Programme Élite EEB. Son père, André Morneau, nous a confié que selon lui, elle aurait acquis 10 ans d’expérience pendant ses 2 années de formation ici.

Nous avons aussi demandé à Catherine si sa façon d'acquérir de l'expérience avait été influencée par le fait qu’elle avait grandi dans une entreprise familiale.

« J’ai commencé à travailler dans l’entreprise familiale très jeune et, spontanément, ça accélère le goût de faire des affaires. Mais c’est l’implication et le début de ma carrière dans l’entreprise qui a apporté l’expérience. Je l’ai acquise en travaillant. L’EEB a accéléré ma maturité en affaires. Grâce aux partages avec les autres entrepreneurs-athlètes (étudiants), j’ai su élargir ma vision des choses et revenir dans l’entreprise avec des nouvelles idées et solutions. Et au niveau personnel, j’ai énormément grandi. L’EEB a été un accélérateur pour mon expérience et ma maturité en affaires. »

Tout comme Catherine, les propriétaires-dirigeants québécois de 18-34 ans préfèrent, en plus forte proportion que les autres tranches d’âge, développer de nouvelles compétences en affaires :

  • Par les consultants et les formations spécialisées : 22 %
  • En cherchant sur Internet : 7 %
  • Par les écoles et les universités : 12 %

La maturité de l’entrepreneur ne vient pas avec les années. Elle n’a pas d’âge. Elle se crée grâce à la diversité et la richesse des expériences. Lorsque l’entrepreneur pose des gestes conscients, il raffine son jugement.

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Il n’y a pas une définition unique de l’expérience en affaires. Elle est propre à chacun, mais c’est avec de l’ouverture, de l’humilité, des expériences significatives et de la curiosité que les chefs d’entreprise sortiront de leur isolement et accéléreront leur acquisition d’expérience. 

L’expérience, ça se construit.

...

 

Nous avons demandé à trois entrepreneurs-entraîneurs (enseignants) EEB de nous partager leur définition de l’expérience en affaires.

 

Gérald Dupuis

Gerald Dupuis Low

Gérald Dupuis est président et cofondateur d’Ultima Fenestration. Il est également finissant du Programme Élite EEB. Il a fait ses études en radiologie, mais, en 2004, après avoir écouté son désir d’être entrepreneur, il fonde sa première entreprise. Selon lui, l’expérience en affaires peut être accélérée en passant à l’action, même si tous les éléments ne sont pas en place. 

« Nous ne compilerons jamais assez de données pour confirmer ce que nous devons faire. Parfois, seule l’action nous permettra d’acquérir de l’expérience, peu importe le résultat. »

Une de ses actions accélératrices d’expérience fut son passage à l’EEB.

« Il n’existe rien de mieux que d’apprendre avec nos leaders du Québec ».

Avec ses 10 ans d’expérience en affaires, Gérald Dupuis accorde beaucoup d'importance à une saine réflexion sur soi-même.

« Le dépassement de soi augmente la qualité de l’expérience et nous permet de découvrir qui nous sommes comme entrepreneur. »

 

Pascal Pilon

Pascal Pilon2

Cumulant 18 ans d’expérience en tant qu’entrepreneur, Pascal Pilon tombe directement dans la moyenne des propriétaires-dirigeants du Québec. Pendant ces années dans le monde des affaires, il a surtout œuvré dans le monde de la technologie. L'EEB a aussi la chance de le compter parmi ses entrepreneurs-entraîneurs du Programme Élite.

Selon lui, c’est la combinaison de mises en situation qu’on a vécues et les outils qu’on avait pour y faire face qui crée une expérience utile.

« Si c’est trop complexe, on n’apprendra pas grand-chose. Par contre, si on a une base de connaissances qui nous aide à faire face à notre problème, l’expérience s’ajoutera aux connaissances. »

Pour M. Pilon, les événements les plus formateurs de sa carrière ont été les récessions.

« C’est dans ces moments-là où l'on se rend compte de nos plus grandes vulnérabilités. On apprécie mieux nos ressources et on apprend beaucoup. »

 

Pierre Marcouiller

Pierre Marcouiller

Pierre Marcouiller a 40 ans d’expérience en affaires. Maintenant président du C.A. et chef de la direction de Camoplast Solideal, l’entrepreneur nous raconte comment il a bâti cette expérience.

« Dans ma vie d’entrepreneur, j’ai eu 3 entreprises. Ma première, Béton Marcouiller, que j’ai fondée à 19 ans, a été celle avec laquelle j’ai eu le moins de succès. Par contre, c’était aussi avec elle que j’ai appris ce qui était essentiel pour avoir du succès: me respecter dans mes valeurs, avoir de la rigueur et m’entourer de personnes de talent. » 

« Les expériences qui m’ont été les plus accélératrices ont été, entre autres, lorsque j’ai osé viser l’excellence. Il faut prendre du recul après chaque expérience significative, qu’elle soit négative ou positive, pour en retirer des leçons et les appliquer avec beaucoup plus de certitudes par la suite. »

Selon M. Marcouiller, l’expérience, c’est prendre le risque d’écouter ses intuitions, d’observer, de questionner des personnes avec du vécu et d’oser expérimenter.

 

...

 

Nous adorerions entendre votre opinion sur le sujet!

Êtes-vous expérimenté, parce que vous avez un certain âge ou parce que vous avez posé beaucoup d’actions qui ont bâti cette expérience? Qu’en pensez-vous?

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