Blogue

Retour
2 déc. 2016

Le chapelier fou : survivre au multitâche

Lorsqu’on est à la tête d’une petite ou moyenne entreprise, il est fréquent que l’on porte plusieurs chapeaux. Commercialisation, développement, comptabilité, gestion des ressources humaines… Peut-on vraiment tout cumuler, ou est-il préférable de trouver des ressources? Et si oui, comment procéder quand les assises financières sont encore fragiles?

Quand il démarre sa compagnie, l’entrepreneur assiste avec fierté aux premiers pas de son « bébé ». Il ne compte pas ses heures de travail, car en plus d’en être le président fondateur, il assume généralement plusieurs autres fonctions, comme le développement des affaires, la commercialisation, la recherche de financement, l’embauche de personnel, etc. Or, au fur et à mesure que l’organisation grandit, toutes ces tâches prennent de l’ampleur. Que faire pour ne pas craquer sous le poids des responsabilités et mettre ainsi en péril la survie même de l’entreprise?

Porter plusieurs chapeaux

Franck Barès, professeur à HEC-Montréal et directeur du département d’entrepreneuriat et innovation, indique que même si chaque cas est différent, il existe une période critique identique à toutes les entreprises durant la période de croissance. « Au début, en plus de son rôle de PDG, le dirigeant va souvent assumer tout ce qui touche au volet commercial. Mais au fur et à mesure que l’organisation grandit, elle aura besoin de se structurer. On devra donc voir à la gestion des opérations, la gestion des ressources humaines, le marketing… À ce stade, le dirigeant aura besoin de s’entourer pour pouvoir faire face à toutes ces responsabilités, mais s’il manque de temps ou de ressources, c’est sur ses épaules que les tâches vont s’accumuler », souligne M. Barès.

La santé et la vie personnelle du PDG pourraient souffrir de cette surcharge, de même que les affaires de l’entreprise. « Aura-t-il tout le recul et la lucidité nécessaires pour prendre les bonnes décisions pour sa compagnie? », interroge M. Barès. Il ajoute que l’entrepreneur ne peut pas tout faire, non seulement par manque de temps, mais aussi parce qu’il n’a pas nécessairement les compétences nécessaires pour occuper toutes les fonctions.

Enfin, le dirigeant devrait pouvoir garder une certaine hauteur de vue par rapport aux activités de l’entreprise. Or, il n’est pas toujours facile de conserver ce recul et d’avoir une vision à long terme lorsqu’il faut en plus voir aux opérations quotidiennes.

Des ressources 

« On doit absolument sortir de la solitude du dirigeant et trouver des ressources avant qu’il ne soit trop tard. Cependant, il arrive que les patrons hésitent à demander de l’aide, car ils craignent que cela soit interprété comme un signe de faiblesse. Rester dans l’isolement est pourtant l’erreur à ne pas commettre », remarque M. Barès.

Envie d’en savoir plus?

Consultez l’article complet sur le site Jecomprends.ca de la Banque Nationale

Commentaires

comments powered by Disqus

Partenaires Or

Partenaires Argent

Partenaires Bronze

exquis-bronze.png
Spektrum média