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6 avr. 2017

4 conseils technos de Caroline Arnouk, la reine des cônes orange

Caroline Arnouk, ingénieure civile, a travaillé plusieurs années au Service de l’eau de la Ville de Montréal. Elle a ainsi réalisé qu’il y avait un réel problème de gestion et de coordination des travaux d’infrastructures dans les secteurs publics et privés.

Elle a vu un besoin, et a trouvé une solution. Caroline a décidé de quitter la Ville de Montréal et de se lancer en affaires. Entrepreneure dans le sang, elle a fondé Technologies OPA et mise au marché le logiciel OPA.

Technologies OPA a conçu le premier logiciel au monde qui gère les entraves à la circulation et la mobilité routière en un clic. Caroline est devenue une entrepreneure techno, sans aucune expérience en programmation. Elle s’est entourée des meilleurs, de collaborateurs qualifiés et, son entreprise, après 1 an et demi d’existence, a le vent dans les voiles. 

Aujourd’hui, elle partage avec nous son expérience en tant que jeune entrepreneure et nous donne 4 conseils.

Cette entrepreneure-athlète de la toute première cohorte du Parcours Techno EEB est notre inspiration de la semaine!

… 

1. Être têtu vs être persévérant

Quand on est têtu, on s’accroche à notre idée, peu importe les changements et les circonstances. On refuse de changer d’idée, de déroger de notre plan et ça, c’est catastrophique.

Être persévérant, c’est quand on a une idée, qu'on va de l’avant, qu'on a de la vision, mais qu'on reste à l’écoute du marché et qu'on adapte notre idée au besoin.

Je vous donne un exemple:

Quand j’ai commencé, mon idée était de créer un logiciel de gestion de chantier, mais étant toujours en veille et à l’écoute du marché, je me suis rendu compte que le besoin n’était pas uniquement là. Le besoin était plus fort dans le secteur des transports. Ils ont d’ailleurs été mes premiers clients! 

Mon idée est passée de la gestion de chantier à la gestion de mobilité urbaine. C’est la même idée, le même logiciel, les mêmes technologies, mais finalement, un autre secteur que celui que j’avais prévu au début. Nous nous sommes adaptés, et si j’avais été têtue, je ne serais certainement pas là où je suis aujourd’hui.

2. Trouver du financement au bon moment

Quand j’ai commencé, je croyais fermement à mon projet et j’ai investi mon propre argent dans mon entreprise. Cela démontrait à quel point je croyais en mon idée. Les contrats ont suivi, j’ai obtenu des bourses, des subventions, mais je ne voulais pas d’investisseurs. C’est important de savoir à quel moment faire entrer un investisseur, choisir le bon timing, et selon moi ce n’était pas au début.

Cette année, après 1 an et demi d’existence, les investisseurs sont très intéressés, mais est-ce que ça m’avantage? Non. Pas encore! C’est excellent qu’ils soient intéressés, mais je ne suis pas certaine que ce soit le bon moment pour mon entreprise, pour que ça soit à notre avantage dans les négociations. Je suis certaine que si j’attends encore un peu, ils seront encore plus généreux!

3. Il faut être prêt à faire des sacrifices

Quand on se lance en affaires, et que l’on crée son entreprise, on passe beaucoup de temps au travail au détriment du temps passé avec sa famille ou ses amis ! C’est un sacrifice, mais c’est normal, parce qu’il faut travailler fort pour obtenir des résultats. Il y a un rapport direct entre l’effort et le résultat final. 

« Les résultats seront à la grandeur de vos efforts ».

Mais parfois, il faut aussi savoir dire STOP, prendre une pause, même si c’est difficile de le faire. On prend quelques jours pour respirer, passer du temps avec sa famille et ses amis.

Et j’ajouterais qu’il est important de toujours garder une activité à pratiquer régulièrement à côté du travail. J’ai fait cette erreur, à mes débuts, de tout arrêter, de mettre toute mon énergie dans mon entreprise. Maintenant, mon activité, c’est d’aller m’entraîner, et cela me fait beaucoup de bien.

4. Il faut s’entourer des bonnes personnes.

À chaque moment de notre vie, ou de notre parcours d’entrepreneur, on a besoin de quelqu’un que l’on admire, qui nous comprend, qui nous challenge, qui nous guide et nous conseille. Il faut bien s’entourer pour avoir le support dont on a besoin.

Actuellement, mon mentor est Éric Chouinard, coach de la cohorte TECH1 et fondateur d’iWeb. Il est excellent et m’apprend beaucoup. Il m’apprend à prendre le temps de réfléchir à mes stratégies et d’évaluer une situation sous plusieurs angles. 

Le parcours Techno EEB était révélateur autant au niveau professionnel que personnel. J’étais avec 18 autres entrepreneurs en techno de parcours impressionnants, et nous avons bâti des bonnes relations. On se soutient beaucoup. Nous avons eu l’opportunité de rencontrer de grands entrepreneurs exceptionnels, comme mon idole Louis Têtu de Covéo et Louis Roy d’Optel, qui nous ont partagé leur expérience avec une authenticité incroyable et de riches leçons. Ils nous ont beaucoup apportés et inspirés !

Caroline Arnouk fait partie de la 1re cohorte du Parcours Techno de l’École d’Entrepreneurship de Beauce.

Bien vous entourer vous intéresse vous-aussi?
La cohorte TECH2 du Parcours EEB Techno commencera en septembre prochain!
Découvrez tous les détails ici

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