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8 mai 2019

Grande Journée EEB : Une première réussie!

Lundi passé s’est déroulée la toute première édition de la Grande Journée EEB. Près de 400 personnes, dont Entrepreneur-Athlètes, amis de la famille EEB ou membres curieux de la communauté des affaires étaient présents pour s’ouvrir vers de nouveaux horizons. Une zone pleine d’incertitude, mais toutefois inévitable si les entrepreneurs veulent passer à l’ère des changements exponentiels. 

 

     

Un rendez-vous avec l’inconnu  

La matinée s’est d’abord ouverte par une série de quatre conférences exclusives aux Entrepreneur-Athlètes présentées par Engel-Chevalier. Suivant un accueil chaleureux du Président de l’école, Martin Deschênes, ils ont alors été amenés dans un rendez-vous avec l’inconnu. On ne parle pas du néant en affaires, ni de l’incertitude dans un contexte corporatif, mais bien des quatre personnes qui ont vécu de près ou de loin une situation difficile, voire dangereuse, qu’ils ont surmontée malgré le doute. 

     

Adelle Tarzibachi a débuté en nous partageant son expérience en tant qu’immigrante de la Syrie avant la guerre. Bien qu’Entrepreneure à la tête ADECO IMPORT et Les filles fattoush, elle nous a surtout exposé le contraste entre les modes de vie des deux pays. Quelle est l’ampleur de ce défi d’adaptation et qu’elle n’imagine même pas la difficulté des récents réfugiés arrivés au Canada ! Affectée elle-même de voir des membres de sa communauté dans cette situation, sans parler des fournisseurs syriens avec qui les affaires n’étaient manifestement plus possibles, Adelle soulève que l’incertitude peut se trouver dans les subtilités du quotidien. En aidant ces immigrants, nous sommes en mesure de mieux les comprendre et d’être plus outillés pour faire face à nos changements respectifs. 

S’en ai suivi l’intervention d’une personnalité de plus en plus connue, un exemple de compréhension interculturelle et de diplomatie, soit l’Iman, Hassan Guillet. Il s’est fait connaître lors du sermon qu’il a donné aux funérailles des victimes de l’attaque à la grande mosquée de Québec. Il nous a aidés lundi à voir que les différences de chacun et les doutes face à l’inconnu sont en fait ce qui nous rassemble. Encore une fois la considération des dilemmes chez les autres nous amène à éliminer certaines incertitudes de notre côté.

     

Les Entrepreneur-Athlètes ont été transportés ailleurs lorsqu’il ont rencontré Stéphane Boisvert. Cet enseignant en éducation physique a vécu un cauchemar des plus incertains lors d’un voyage de planche en neige à Kicking Horse Mountain en Colombie-Britannique. Perdu pendant six jours, il a partagé la détresse de ces instants inquiétants ou il ignorait même s’il allait simplement survivre. Malgré de graves engelures et une amputation subséquente, Stéphane a toujours eu espoir de reprendre ses activités. Il y est arrivé tel un phénix renaissant de ses cendres. Une histoire inspirante d’un homme qui ne s’est définitivement pas laissé abattre par l’imprévu et qui regarde maintenant avec optimisme droit devant. 

Mai Duong a conclu cette partie de la grande journée en nous racontant son histoire qui l’a amené a fondé Swab the World. Alors qu’elle ne faisait que'un test sanguin de routine lors de sa seconde grossesse, Mai eut un diagnostic de leucémie. En rémission au cours des cinq dernières années, elle et ses collègues issus des plus grands publicitaires du Québec ont mené une campagne pour exposer l’alarmant manque de donateurs (de cellule souche ans son cas) pour les ethnicités autres que caucasiennes au niveau mondial. Plus que quiconque, à travers son parcours et son OBNL, elle a su montrer aux Entrepreneur-Athlètes comment l’incertitude la plus effrayante peut devenir un levier de projet hors pair. 

 

     

À table pour l’ère des changements exponentiels  

Après cet avant-midi fort en émotions, plusieurs partenaires et gens d’affaires se sont joints à la communauté EEB afin d’assister au dîner-conférence de Pascal Finette présenté par Desjardins. Membre de la Singularity University et cofondateur de Radical Ventures, il s’est concentré sur les changements exponentiels que nous devons intégrer pour le monde de demain. 

Sans équivoque comme certains auront pu le voir dans les images qui ont circulé cette semaine, le business tel qu’on le connaît aujourd’hui est terminé, à rayer complètement. Il faut regarder vers le futur et surtout s’adapter avant qu’il ne soit trop tard. Il a su démontrer comment certaines entreprises ont imaginé leur futur à l’aide des technologies exponentielles plutôt qu’être l’esclave de ces dernières. Inutile de dire qu’ont été aussi discutés des cas de compagnies au sommet ayant chuté dramatiquement par une grave sous-estimation des changements multiples des dernières années. L’importance de surveiller la vitesse des transformations de marché bien plus soudaine que progressive a été soulignée par des situations criantes de vérité. Un avant-goût avant la « Dystopie » du souper. 

 

Exponentiel EEB — Puissance Entrepreneur

L’après-midi fut un choix difficile pour tous puisque les participants devaient décider deux fois une conférence entre quatre spécialistes aussi variés qu’intéressants. Entre technologies, l’humain et la perception du monde en soi, tous les contenus portaient sur une nouvelle approche au nouveau monde qui nous attend. 

     

Estelle Metayer, fondatrice de Competia a commencé par illustrer par une allégorie à même la salle ce qu’elle faisait en termes d’anticipation de bouleversements. Des canaris étaient en cages au-devant de la salle. Ces mêmes oiseaux qu’on laissait aller dans les mines avant les travailleurs pour savoir si l’oxygène y était suffisant. Estelle avance donc rapidement que pour percevoir les tendances avant tout le monde et bien sûr s’y adapter, il faut déceler les signaux faibles. Ceux-ci nous arrivent de façons fragmentées et nous nous devons de relier afin d’en faire une interprétation juste. Cela peut venir de visions artistiques bien avant les faits. Avec des comparaisons des plus surprenantes, elle nous ouvert sur le cheminent récents des économies de partage et de longévité. 

De son côté, Salwa Salek du mouvement Desjardins a ramené un concept qui n’est pas étranger à l’EEB, soit dirigé un peu plus avec le cœur qu’avec la tête. En ce contexte de pénurie de main-d’œuvre, les entrepreneurs sont appelés à avoir une prise de conscience. Une organisation ne peut plus être au service des clients, mais bien des personnes. Par conséquent, le chef d’entreprise se doit d’adopter un leadership de service. Avoir une présence incarnée, une quête de sens plutôt qu’objectifs, être plus inclusif et surtout connecter avec son équipe plutôt que la corriger. Au final, un bel exercice musical s’est produit afin d’explorer l’importance de chaque membre d’une équipe complète. 

     

Gregory Charles a quant à lui parlé de la mort et transfiguration de l’industrie musicale bien à sa manière. Il nous a d’abord rappelé la relative banalité que constitue l’incertitude. Gregory a testé l’audience sur des faits assez surprenants pour révéler que cet inconnu dont nous avons si peur est déjà ridiculement partout dans notre quotidien. Si on approche un changement industriel comme les petits mystères de la semaine, on trouve les solutions plus facilement. Il est ensuite revenu sur la description la plus fidèle d’un entrepreneur qui celle d’un dirigeant en constante adaptation. D’affronter ces perturbations n’est pas un choix par le pérennité d’une entreprise. Un parallèle qu’il a su exprimer avec éloquence puisque les artistes ont toujours vécu dans l’incertitude la plus totale. 

Claude Guay d’IBM Canada est probablement allé dans la sphère la plus avancée de tous ces changements, le monde des affaires cognitives. Entre la démocratisation du Blockchain et de l’Intelligence Artificielle, sa conférence portait sur toute cette évolution des technologies devenant de plus en plus personnalisées. Si cette révolution fait peur, il a exposé tous les bénéfices de se lancer dans ces outils exponentiels qui ne font que commencer. Tout un nouvel univers qui a suscité les questionnements des entrepreneurs présents. 

 

     

Des perturbations à l’impact global  

Tout ce beau monde s’est au final retrouvé pour un grand cocktail réseautage afin de discuter de toutes les trouvailles à même la première édition de l’événement. La conclusion s’est faite par Pascal Finette de retour au banquet présenté aux couleurs de la Banque Nationale.  

La dystopie était donc au centre de cette dernière conférence. Pascal a su démontrer que malgré le chaos, il est tout à fait possible d’en tirer profit pour une entreprise et même essentiel. Il en même venu à citer des exemples d’entrepreneurs à grandes visées sociales. Comme quoi, le monde virtuel dans lequel nous sommes maintenant n’a pas que des désavantages superficiels et malsains. Des économies peuvent être faites au profit de meilleures causes. Bien que d’autres aspects aient été effleurés, il nous quitte avec la question : Avez-vous eu ce que vous vouliez de cette vie, malgré tout ? Une fin ouverte sur laquelle tous ont pu partir sur de profondes réflexions. 

 

     

Le fondateur de l’École d’Entrpreneurship et Président du Groupe Canam, Marc Dutil, a prononcé les tout derniers mots. De grands remerciements à l’ensemble de nos partenaires, une belle fin de soirée, sans oublier un appel à l’an prochain pour une deuxième édition de la Grande Journée EEB.                  

        

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