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7 nov. 2019

Une solution à la pénurie de main d’oeuvre

Des pancartes «ON EMBAUCHE» à des panneaux qui embauchent en direct, toutes les tactiques sont tentées pour attirer la main d’oeuvre.

Dans les corridors de l’école, c’est un mot qui est sur les lèvres des athlètes plus que jamais: la pénurie de main d’oeuvre.

Et s’il existait une solution à cette pénurie? Une solution qui s’appelle: l’intrapreneuriat.

Je me suis entretenue avec Nathaly Riverin, présidente-directrice de Rouge Canari et ancienne directrice générale de l’EEB (2007-2014) dans le cadre du premier Sommet de l’intrapreneuriat, à Québec, le 20 novembre prochain.

Qu’est-ce que l’intrapreneuriat?

Dans les 20 dernières années, on a beaucoup parlé d’entrepreneuriat dans les écoles. C’est une bonne nouvelle, les jeunes veulent participer, devenir des patrons, devenir des employés. Le mouvement n’a jamais été aussi fort.

Mais, en parallèle, on a une économie qui va très bien et des baby-boomers qui partent à la retraite, ce qui occasionne une pénurie de main d’oeuvre.

Comme les milléniaux ont été formés à collaborer et travailler en équipe, ils rêvent d’entreprendre.

C’est pourquoi, lorsqu’ils entrent dans des organisations non renouvelées, ils vont rester le temps de magasiner un autre emploi qui correspond à ce qu’ils sont aujourd'hui.

L’intrapreneuriat devient une stratégie différente de gérer l’humain et l’entreprise, explique Nathaly.

Quand tu prends l’énergie des jeunes et que tu la canalises en positif pour une entreprise, c’est gagnant pour tout le monde. Ce sont des gens qui aiment entreprendre, mais qui sont ouvert à travailler sur une vision commune, dans un bien commun.

Ça fait que les employés restent en poste, mais aussi qu’ils ont du plaisir à rester en poste.

M. Boulet, VP expérience client et employés chez iA Groupe financier a sa propre définition de l’intrapreneuriat: « Dans le fond, l’intrapreneuriat, c’est un entrepreneur à l’intérieur de l'organisation, mais qui va contribuer au bien commun de l’entreprise au lieu de son entreprise personnelle ».

Est-ce que l’intrapreneuriat est une solution à court terme contre la pénurie de main d’oeuvre?

La réponse rapide est non, ça exige des changements à moyen, long terme.

Sauf qu’il faut tenir en compte que les jeunes, et moins jeunes, sont plus intéressés à se tourner vers des entreprises qui ont su s’adapter à ce mouvement culturel.

À ceux qui ne comptent pas s’adapter, se renouveler: la pénurie de main d’oeuvre ne fait que commencer.

Entrepreneurs, êtes-vous prêts pour l’intrapreneuriat dans votre entreprise?

Ça commence par la culture interne. Est-ce que vous êtes entourés de yes-man ou vous êtes capables d’aller chercher les idées de vos collaborateurs?

Êtes-vous prêts à ça? Prêt à accueillir les visions différentes de vos proches collaborateurs? Prêt à faire challenger vos idées?

Si votre idée est faite et que vous voulez des employés qui vous suivent, on est bien loin de la mise en place de stratégies en intrapreneuriat.

Mettre en place ce genre de stratégies demande que le chef d’entreprise ait confiance en lui et se connaisse bien pour être ouvert aux idées des autres, sans se sentir menacé.

L’ouverture est un point de départ, mais, il faut être d’aplomb aussi: avoir envie de travailler en équipe, de vivre des échanges, du partage d’idées et reconnaître que tout le monde a sa contribution.

Le chef d’entreprise doit accepter que les choses seront faites différemment, dans la manière dont les gens souhaitent contribuer.

Et attention. L’intrapreneuriat ne s’applique pas seulement aux équipes de direction. Ça s’applique autant pour les gens «dans la shop». Concrètement, ça fait en sorte que les employés vont être en mode solution au lieu de résistance/problème.

Changer une culture, ça ne se fait pas du jour au lendemain. Il faut accepter l’essai-erreur et surtout, ne pas punir l’erreur.

Pourquoi un Sommet sur l’intrapreneuriat?

Parce que vous êtes sans doute curieux d’en savoir plus sur les applications de l’intrapreneuriat dans votre secteur.

Au Sommet, vous entendrez 15 modèles qui appliquent l’intrapreneuriat dans différents contextes: manufacturier, service, pharmaceutique, techno, etc.

Vous êtes un entrepreneur visionnaire qui veut gérer différemment dans le futur? On a rendez-vous au Sommet le 20 novembre à Québec.

 

À propos de l'auteur

Marie-Pierre Guignard

Marie-Pierre Guignard

Marie-Pierre est coordonnatrice marketing numérique et communauté. Elle vous fera vivre l'EEB au travers de ses récits!

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