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16 sept. 2020

#1 Marc Dutil | Au final, c'est ce que tu as laissé qui va rester

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Dans ce premier épisode du podcast Entrepreneur: Être humain avant tout, Marc Dutil, PDG de Groupe Canam et président-fondateur de l’École d’Entrepreneurship de Beauce dévoile l’homme qui se cache derrière l’entrepreneur, en nous partageant son histoire et son parcours inspirant. 

Connu aux quatre coins du monde pour son succès en affaires, Marc Dutil est loin de se définir par son travail. Grand passionné de la nature, de l’informatique et de sa famille, Marc se qualifie plutôt comme étant enraciné dans la culture beauceronne et ses valeurs entrepreneuriales. La Beauce, il la décrit aussi comme une unité sociale fière et ambitieuse, où chacun a son rôle à jouer, qu’il soit politicien, entrepreneur ou citoyen. C’est cette passion pour la région et pour son fort potentiel qui l’a poussé à se demander : « Comment est-ce qu’on peut inciter les gens à venir à Saint-Georges?». De cette question est née l’École d’Entrepreneurship de Beauce, il y a plus de 10 ans. 

Dans cette entrevue, il décrit ses différentes expériences de travail, qui vont de guide de canot-camping, à programmeur de logiciels informatiques pour ensuite être PDG du Groupe Canam, comme  plusieurs chemins qui se rejoignent, qui définissent où il est aujourd’hui et ce qu’il a accompli. Se considérant comme à l’aube de l’automne de la vie, Marc nous raconte comment les rencontres de gens incroyables tout au long de sa vie  sont, selon lui, les seuls points tournants dignes de mention. Ayant le «donner au suivant» à coeur, Marc nous explique qu’au final, c’est la seule chose qui est importante, c’est ce que tu as laissé qui va rester. 

En terminant son entretien, Marc a tenu à remercier tous ceux qui ont participé de près ou de loin à la création de ce qu’est aujourd’hui l’EEB. Sans ces entrepreneurs, ces partenaires, ces passionnés du marketing et de la pédagogie, sans oublier ces premiers athlètes ayant accepté d’embarquer dans cette belle aventure, l’EEB ne serait pas en mesure de fêter ses 10 ans cette année.

 

 Transcript

- (Marc Dutil) À un moment donné j'ai callé Time out puis de toutes  les décisions que j'ai prises, c'est sans doute la plus marquante. Essayer de dire, "Bon j'y pense au travail, mais ce n'est pas moi". 

Je suis Marc Dutil, du lundi au vendredi je suis le président et chef  de la direction de groupe Canam. 

Je suis aussi le président fondateur de l'école d'entrepreneurship de  Beauce où je siège comme président du conseil. 

Je suis aussi père de famille. 

- (Marie-Pierre Guignard) Vous écoutez le podcast "Entrepreneur, être  humain avant tout" 

Je suis Marie-Pierre Guignard de l'école d'entrepreneurship de Beauce  communément appelée EEB. 

Mon rôle est de vous transmettre la magie de l'école en mettant en  avant-plan les humains qui la font vivre. 

La mission de ce podcast c'est de vous faire découvrir que les  entrepreneurs sont d'abord humains avant tout. 

Pour commencer, j'aimerais ça que tu te présentes aux auditeurs, en  fait on veut savoir c'est qui Marc Dutil, parle-nous de toi. 

- (MD) Question à multiples dimensions. 

J'ai 54 ans, je suis né le 25 décembre 1964 à St-Georges-de-Beauce. Fils de 6 générations d'ancêtres Beauceron qui a grandi dans la maison  de l'arrière-grand-père et qui l'habite présentement avec sa conjointe  et ses enfants. 

Ce qui fait que je suis profondément enraciné dans la Beauce, et aussi  dans l'identité de l'entrepreneur, personne d'affaire Beauceronne. Mon père a fondé une entreprise, j'y ai travaillé, j'ai reçu les  opportunités, les contraintes, les conseils, les menaces de suivre ce  chemin-là. 

Il y a des gens qui me connaissaient parce que j'étais un joueur de  tennis, j'ai performé jusqu'au moment d'aller à l'université  américaine où je me suis rendu compte que je n'étais peut-être pas  aussi bon que ça. 

Ensuite j'ai rencontré ma femme comme guide de canoë-camping dans le  nord de l'Ontario. 

Mon grand-père m'appelait Marc des bois, j'étais tout le temps de  train de ramer, d'allumer un feu, de faire une cabane. J'ai aussi fait énormément d'informatique, j'ai eu un TRS80 au début  des années 80, j'ai eu un Mac en 84. 

En 86, tous les Mac qui sortaient de chez Apple avaient des logiciels  que j'avais écrits. 

Puis on dirait qu'aujourd'hui tous ces chemins-là se rejoignent. Et  dans les derniers 12 à 13 ans j'ai eu le privilège de participer à la  fondation de l'école d'entrepreneurship de Beauce, qui est devenue un  peu un phare pour moi.

Une façon d'être bien, une façon de partager, une façon d'avoir un  impact. 

- (MPG) Justement je voulais te demander, qu'est-ce qui t'a inspiré à  créer l'EEB ? 

- (MD) Une mauvaise demande. 

Il faut savoir dire non dans la vie, c'est vraiment important, il faut  dire non. Et on me demandait de ramasser des fonds pour aider à faire  venir des professeurs de l'université à St-Georges et il y a du mérite  à ça, mais je ne voyais pas la création de quelque chose. Je voyais la dépense de quelque chose. 

Jacques Lussier était directeur du programme MBA à l'université de  Laval et Jacques il dit : "écoute qu'il dit, on aurait aimé ça que tu  avances de l'argent, mais on peux-tu faire quelque chose qui fasse que  les gens viennent en Beauce ? 

Et Jacques Lussier, je vais faire une recherche sur qu'est-ce qui  s'enseigne dans l'entrepreneuriat au Québec. 

Et deux semaines plus tard on créait un mini comité d'exploration, on  n'avait aucun mot en tête, on n'avait pas école, institut, académie,  université, on avait juste une idée. 

Et depuis 13 ans je ne me suis jamais fait dire non. Ce qui fait qu'on  a construit quelque chose, c'était ça l'étincelle du début. 

- (MPG) J'ai préparé des petites questions de type brise-glace pour  apprendre à se connaitre, tu vas répondre rapidement, en quelques mots  seulement. 

- (MD) Go 

- (MPG) C'était quoi ton premier emploi ? 

- (MD) Je « buffais » des « beams » à l'usine de St-Jérome sur le  shift de soir.  

- (MPG) Est-ce que tu as un talent caché ? 

- (MD) C'est une bonne question ça, c'est un bon brise-glace je vais  m'en resservir plus tard. 

Je suis fier d'être capable d'avoir une conversation avec n'importe  qui. 

- (MPG) C'est quoi ta saison préférée ? 

- (MD) L'automne. 

- (MPG) Pourquoi ? 

- (MD) Je peux mettre un gilet puis être bien, et puis l'automne de la  vie c'est ... 

J'ai 55 ans je ne suis pas encore ... Je me sens à la fin de l'été 

maintenant, on apprend ce que l'on aime faire, on peuple nos jours de  choses que l'on aime, on apprécie le temps, on apprécie les amis  différemment. 

J'aime l'automne dans tous les sens. 

- (MPG) Si tu pouvais avoir un super pouvoir, ça serait quoi ? 

- (MD) D'éliminer la peur de la vie des gens. 

Les gens qui n'ont plus peur sont tellement puissants, ils se donnent  le droit de. 

Si j'étais capable de, chez moi et chez les autres, d'enlever la peur,  ça serait très puissant. 

- (MPG) C'était quoi ta matière préférée à l'école ? 

- (MD) Ah ! Le français. Mon meilleur score de tous les temps, de tous  les examens du ministère c'était en français. C'est un talent réprimé,  j'ai toujours aimé écrire et lire. 

- (MPG) C'est quoi ta tradition familiale préférée ? 

- (MD) Tu aurais dû me demander celles que je n'aime pas ! On a 5 enfants, le quatrième Joseph 22 ans vit avec un syndrome de  William et quand on se retrouve tous ensemble puis qu'on est les  gardiens de Joseph, puis qu'on est bien, je te dirais que ça ce sont  les meilleurs moments. 

- (MPG) C'est quoi la tradition familiale que tu aimes le moins  alors ? 

- (MD) Quand ma mère nous sert une soupe froide à Noël, mon frère et  moi on se lève, on va au micro-ondes, on la chauffe. Noël c'est pour  les soupes chaudes ! 

- (MPG) Quel super héros aimerais-tu être ? 

- (MD) Quel âge as-tu ? 

- (MPG) 28. 

- (MD) 28 ans, il faut que je t'annonce que les super héros n'existent  pas ! Je m'excuse mais ...  

J'aimerais être un super héros vulnérable, empathique, qui a l'égo à  la bonne place ce qui n'est pas toujours facile. 

C'est le super héros que j'aimerais être. 

- (MPG) On va enchainer avec des questions sur ces moments forts qui  ont orienté ta carrière. Le but c'est d'apprendre à connaitre Marc,  l'homme derrière l'entrepreneur.

- (MD) Let's go, on fonce. 

- (MPG) Quel élément a été déterminant dans ton choix de carrière ? 

- (MD) J'ai 14 ans, je suis dans une cabane à Suc-en-Beauce et il faut  imaginer une bouilloire avec un monsieur, un jeune homme qui devait  avoir 25-26 ans, son job c'était de tirer des bûches dans le poêle  pour que le sirop d'érable bouillonne. 

Ma mère est derrière la vitre avec des invités, elle me regarde, j'ai  13-14 ans, j'ose avec ce monsieur-là, il me regarde puis il dit "Tu  dois penser que je ne suis pas si intelligent que ça, tirer des bûches  comme job."  

Mais il dit je me cache. Je me cache parce que j'ai inventé un moteur  à l'eau et si GM savait où je suis, ils viendraient me kidnapper. 

Il me dit, toi ton secret c'est quoi ? 

Et je lui dis: ben moi mon secret c'est que, tu ne le diras pas ma  mère ne le sait pas, et bien j'ai commandé des cartes géographiques de  tout le Canada, j'ai envoyé des lettres, j'ai reçu des affaires, et  dans ma chambre j'ai une ligne sur la carte qui me dit comment je  ferais pour aller en Alaska, vivre dans une cabane en Alaska. Mon illuminé, chauffeur de sirop d'érable me dit:  

" Penses-tu que le bon Dieu t'a mis sur la Terre pour aller te cacher  dans une cabane ? 

Quand on a quitté cette soirée-là, j'étais dans la voiture avec mes  parents, j'étais assis à l'arrière et ma mère m'a dit: Jean-François  t'a raconté des drôles d'histoires ? 

Non c'est correct je lui ai répondu, et elle m'a dis et bien ça se  peut car ils l'ont laissé sortir de l'institution puis quand il ne  prend pas ses médicaments, il a des drôles de réactions. 

Quand je travaillais à New York, j'avais un bon job bien rémunéré et  tout ça mais j'avais l'impression que j'étais en chemin vers ma cabane  en Alaska. 

Et l'entreprise familiale, où il se passe beaucoup de choses, c'est  intense, ça crée de la tension, ça c'était chez moi.  

Ce qui fait qu'au lieu d'aller me cacher ... 

Cette phrase-là m'a toujours restée en disant, ce n'est pas en allant  se cacher, il faut être chez soi, bien enraciné. 

- (MPG) Quel point tournant a été marquant dans ton parcours ? 

- (MD) Je pense que les seuls points tournants qui, dont il faut  raconter l'histoire c'est les gens qu'on rencontre. 

Tu rencontres des gens extraordinaires dans l'usine à St-Gédéon, dans  les bureaux, en Inde, en Roumanie, au Mexique, ton travail t'amène à  rencontrer des gens, tu apprends à apprécier leurs talents puis tout 

ça. 

Mais en même temps il y a un point marquant pour moi c'est le moment  auquel tu dis "Je ne suis pas mon travail" 

Et puis ça c'est vraiment important parce que quand tu ramènes à la  maison l'énergie d'une bonne journée au travail, ou tu ramènes à la  maison l'énergie d'une mauvaise journée, ta première demi-heure à la  maison c'est une extension du travail. 

Et puis ta relation avec ta conjointe c'est une extension du travail,  l'humeur envers tes enfants et à un moment donné j'ai callé Time Out. Puis de toutes les décisions que j'ai prises c'est sans doute la plus  marquante, d'essayer de dire; J'y pense au travail mais ce n'est pas  moi. 

- (MPG) C'est quoi l'expérience qui t'a fait le plus grandir sur le  plan humain ? 

- (MD) Écoute j'ai 5 enfants, je n'ai pas le droit d'en aimer un plus  que les autres, mais on n'a le droit de les aimer différemment, parce  qu'ils sont différents. 

Quand Joseph est venu au monde, comme le père de Catherine est  pédiatre, nous on a eu de la chance que le diagnostic de sa condition  soit venu dans les semaines après sa naissance. 

Ce qui fait que comme j'étais un cérébral, il a fallu que je process  quelque chose de vraiment difficile. 

Selon moi les gens veulent la même chose, on a une valeur identique,  ce qui fait que si Joseph a une valeur identique à la mienne, il y  beaucoup de bullshit qui ne sont pas si importants que ça. Mon fils n'aura jamais un char, mon fils n'aura jamais un job, mon  fils n'aura jamais un titre, il n'aura jamais de médaille, ce qui fait  que peut-être ce superficiel-là je suis capable de le replacer à la  bonne place. 

Et valoir, si on veut utiliser ce mot-là, c'est peut-être une  dimension beaucoup plus soft, personnelle, ce qui fait que cet  événement-là aura cadré beaucoup de choses. 

- (MPG) Tu as dit, ne réprimez pas la folie en vous, c'est cette  folie-là qui fait quelque chose. Quelle est ta folie à toi Marc ? 

- (MD) Merci de demander ça, j'aime partager, j'aime être du côté  professeur, du côté pédagogue, j'aime raconter des histoires, je me  suis senti confortable dans des petits meetings à l'ouvrage, je me  sens confortable devant une salle de classe, je me sens confortable  devant quelques centaines de personnes. 

Je fais un podcast avec toi puis je vais passer au travers. 

J'ai de la misère avec l'idée d'un manuscrit, avec quelque chose de  plus substantiel, c'est difficile d'être conséquent pendant 150 pages,  c'est difficile de ne pas être jugé pendant 150 pages.

Ce qui fait que ma folie ça serait de continuer cette extension-là de  mon désir de partager, mais j'ai de la misère à passer la prochaine  étape. 

- (MPG) C'est quoi la chose la plus inspirante que tu as entendue d'un  autre entrepreneur ? 

- (MD) Je te dirais que la chose la plus dure pour un entrepreneur  c'est de s'avouer à bout de moyens, de se montrer vulnérable. Puis j'étais un peu tanné des postures de super héros, des histoires,  de moi je-savais-que ... 

Il y a de belles entreprises qui ont réussi parce qu'un leader a fait  un appel à l'aide. 

Souvent de manière très anonyme. 

Ça m'est arrivé il y a une heure, avant de rentrer ici, il y a  quelqu'un qui m'a dit: 

Est-ce qu'on peut se parler demain, j'aurais quelque chose à te dire. 

Puis quand quelqu'un se donne le droit de faire ça, et bien ça, ça  m'inspire. 

- (MPG) La Beauce est reconnue pour la qualité et la créativité de ses  entrepreneurs, qu'est-ce que la Beauce représente pour toi ? 

- (MD) C'est une unité sociale avec une belle identité. Je ne veux pas trop être historien, mais les démocraties modernes ont  été fondées il y a plus de 2000 ans, dans des villes-états qui avaient  environ 50 à 100 000 personnes. 

La démocratie n'a pas été fondée là où il y avait 500 millions  d'habitants. 

En Beauce, le politicien joue son rôle, les gens d'affaires jouent  leurs rôles, les médias jouent leurs rôles, le culturel joue son rôle,  on est capable de détecter les bruits de fond, les mensonges. C'est une unité où tu peux te sentir citoyen et le mot citoyen ça veut  dire cité, on n'est pas des provinciaux, on est des citoyens. 

Ce qui fait qu'en Beauce, je me sens dans une société qui est fière,  qui est ambitieuse, qui est trop petite pour soutenir une entreprise  grandissante, ce qui fait que l'entrepreneur doit aller ailleurs. Il regarde la Beauce comme une île trop petite pour ses Vikings, il  faut aller ailleurs. 

Il faut aller en Nouvelle-Angleterre, il faut aller en Ontario, il  faut aller en Europe. 

La Beauce c'est un milieu où tu sais où tu es, tu sais qui tu es, tu  sais d'où tu viens, puis tu sais que c'est par l'autre que tu vas  continuer à grandir. 

- (MPG) Justement au sujet de l'impact, pourquoi c'est important pour 

toi de donner au suivant ? 

- (MD) C'est drôle parce que c'est la seule chose qui est importante. Quand toute l'histoire sera écrite, c'est ce que tu as laissé qui va  rester. 

Et en Beauce, j'en parlais tantôt, dans un petit milieu tu es capable  de le voir cet impact-là, tu es capable de voir que tu as aidé à  acheter du linge pour l'école là-bas, que tu as aidé pour qu'il y ait  des déjeuners à telle place, on travaille beaucoup dans la banque  alimentaire, mais tu le vois ton impact. 

À l'école d'entrepreneurship c'est pour ça que c'était très important  pour nous qu'il y ait un parcours communautaire dans le passage à  l'école aussi parce que ça donne du sens de redonner. 

- (MPG) Qu'est-ce que tu fais pour inciter tes employés à venir en  aide aux gens dans leurs entourages ? 

- (MD) Déjà je ne les appelle pas mes employés. 

- (MPG) Comment les appelles-tu ? 

- (MD) J'utilise le mot collègue. Le mot employé c'est le cousin du  mot utiliser. 

À cette heure que j'ai vu ça, je ne l'aime pas le mot, je n'emploie  pas les gens, ok ? 

Souvent les gens viennent voir Canam, auriez-vous un petit don à nous  faire , et tout ça. 

Puis à quelques reprises j'ai dit: "Ok parfait on va vous aider, mais  vous allez accepter un de nos collègues sur votre CE" 

C'était ça le win-win, c'est qu'il y a un collègue qui va apprendre à  s'impliquer, il va rencontrer des gens, puis lui-même il va se sentir  bien. 

Je pense, la première chose c'est de donner l'exemple aussi. Tu vois je n'ai pas les cheveux longs car samedi au party de Canam et  il y a au-dessus de 60 personnes qui se sont rasés le capot pour le  cancer. 

Puis quand on est rentré dans la party samedi soir, il y en avait peut  être dix, douze qui avaient dit GO, puis il y a eu un effet  d'entrainement, on a ramassé près de 50 000 US$, ce qui fait que je te  dirais que si tu es le premier sous le clipper, et bien il va en venir  un autre, c'est comme ça. 

- (MPG) C'est beau, est-ce qu'il y a un dernier message Marc, que tu  aimerais nous partager avant de conclure ? 

- (MD) Oui, dans l'histoire Canam d'où ça vient, c'est une histoire un  peu plus vieille, un peu plus connue, je suis dans les foulées de 

quelqu'un qui s'appelle Marcel Dutil, mais à l'EEB aussi il y a une  foulée. 

Et puis quand l'école a commencé j'ai l'impression que je suis un des  pionniers qui a été le plus visible, mais il faut penser à Mario  Gerard qui a beaucoup aidé. 

Ok, au niveau du marketing. 

Jacques Martel qui a construit l'école, littéralement, c'est Jacques  avec son équipe Léon qui ont construit l'école. 

Nathalie Riverain, qui initialement s'est mis les mains dans la  pédagogie, beaucoup avec Cathy Renaud qui a aidé aussi à diriger  l'école pendant plusieurs années. 

Puis j'aimerais que les gens réalisent à quel point il y a eu des  centaines de gens qui ont créé l'école, et je pense que les plus fous  dans toute l'aventure de l'EEB c'est la C1 qui a dépensé le prix de 2  chars ou de 5 vacances en Floride pour s'inscrire à un programme qui  n'existait pas, qui ne diplômait pas, qui n'avait pas un curriculum  fini. 

Et sans C1 il n'y aurait pas eu de C2, et on ne serait pas là  aujourd'hui. 

C'est de la reconnaissance que j'ai, envers ces gens-là qui ont fait  confiance, et je ne voudrais pas qu'ils soient oubliés dans  l'histoire. 

- (MPG) Je te remercie beaucoup Marc d'avoir participé au podcast. - (MD) Merci à toi. 

Ce podcast est une réalisation de l'école d'entrepreneurship de Beauce  qui en 10 ans a changé la vie de plus de 1000 entrepreneurs athlètes  et plus de 130 entrepreneurs entraineurs dans une réalisation unique  qui contribue à donner un meilleur entrepreneur mais aussi une  meilleure personne.

 

 

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