Être le fils ou la fille de...

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Être le fils ou la fille de

Souvent le fait d’être le repreneur familial vient avec la fausse impression que tout est facile. Certains peuvent croire qu’ils sont chanceux ou qu’ils ont tout cuit dans le bec. Cependant, au-delà de cette histoire de chance, il se cache une énorme pression pour le releveur qui est prédit à atteindre le sommet. Avez-vous déjà été qualifié de «la fille ou du fils de» avant votre propre nom? Avez-vous déjà eu le sentiment de l’imposteur jusqu’à devoir justifier votre place?

Alors que plus de la moitié de nos entrepreneurs-athlètes sont des releveurs, nous tâchons de les accompagner à développer les outils nécessaires dans ce processus qui peut apporter son lot d’émotions, tant positives que négatives.

Mettre sa touche personnelle

Il est difficile d’arriver dans l’entreprise et d'être le chef alors que plusieurs employés en poste possèdent une expérience égale à notre âge. Le but n’est pas de vouloir les remplacer ou de tout chambouler, mais plutôt d’y mettre ses couleurs, de s’intégrer et d’améliorer les choses. Une entrepreneure-athlète explique qu’«en tant que relève c'est important de créer un projet porteur qui représente cette nouvelle vision. Martin Deschênes, président de l’École d’Entrepreneurship de Beauce et entrepreneur-entraîneur, nous parle de respecter les cédants tout en créant un univers nouveau dans notre cours.»

Tracer la ligne

Pour bien faire les choses, il faut pouvoir tracer cette ligne entre les liens familiaux et professionnels. Cette zone grise amène bien évidemment des questionnements. «Est-ce que je parle à mon président, mon associé ou mon père?» soulève Philippe Beaudoin de Structures Ultratec et entrepreneur-athlète de la cohorte Émergence G2.

Inversement, les repreneurs apprennent à développer des mécanismes au quotidien afin de prendre les rênes. «Lorsque mon père pose des questions sur notre gestion, ça donne l’impression qu’il ne nous fait pas confiance, même si ce n'est pas son but. Je lui ai demandé de poser ses questions différemment. Avoir confiance c’est aussi être capable de lui dire ce que tu penses», explique Guillaume Bergeron d’Idéal Cargo et entrepreneur-athlète de la cohorte Élite C4.

À chacun son tour

Naturellement, l’ouverture du cédeur vient aussi faciliter la transition. Ce n’est pas toujours simple de lâcher prise sur ce qui a été construit après tant d’années et de le remettre à la génération suivante. «J’ai appris qu’il faut donner la liberté à la relève de choisir et la laisser s’affirmer», souligne Jean Veilleux de Gestion Légo et entrepreneur-entraîneur à l’EEB.

Ces histoires de relèves et de familles sont certainement des héritages précieux pour les entrepreneurs qui reprennent le flambeau, malgré les embûches qui peuvent survenir. Ce sont tout de même eux qui forment et assurent la pérennité de bon nombre d’entreprises québécoises.

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