Nouvelles

Retour

Entrepreneuriat beauceron 101

27 sept. 2010

«Regardez ce coucher de soleil derrière le panneau d'identification de l'école. C'est unique. Ça n'existe nulle part ailleurs. Nous nous sommes donné l'EEB, chez nous», dit le président fondateur Marc Dutil de Groupe Canam.

«C'est comme si j'étais allé dans le bois, que j'avais trouvé une piste et crié à ma gang de me rejoindre. Nous avons marché ensemble. Au retour, personne ne manque, et nous avons un trésor dans nos mains», continue l'homme d'affaires.

Lors de l'inauguration officielle à Saint-Georges qui a eu lieu devant près de 150 invités, les 24 entrepreneurs-athlètes, qui emploient 1700 travailleurs et font 650 millions $ de chiffre d'affaires au Québec, ont fait part de cette adhésion enthousiaste à l'EEB.

«Au départ, j'avais des doutes, admet Éric Bélanger d'AGT. Comment faire de la formation adaptée, du transfert de savoir avec un groupe composé d'entrepreneurs ou de futurs entrepreneurs tous azimuts âgés de 20 à 52 ans, ayant des expériences différentes et provenant de secteurs divers? J'investis quand même 50 000 $ dans cette aventure...»

Pourtant, après deux jours, le président de l'entreprise de technologies robotiques intelligentes a des outils pour améliorer son organisation.

«De très haut niveau»

«Les entraîneurs sont de très haut niveau. C'est un privilège que de les côtoyer. Nous parlons le même langage : dépassement, croissance, création de richesse. En avril, nous relèverons le défi de Pierre Pomerleau d'escalader le mont Washington pour aller plus haut, plus loin, ensemble», dit-il.

Marc Dutil a remercié les fidèles partenaires de ce projet qui lui survivra.

Il se souviendra de cette rencontre déterminante avec André Roy, Pierre Bégin et Jacques Lussier, des passionnés de formation.

«Merci à Marcel Dutil, a-t-il continué, pour le support et la confiance. Il aurait pu dire : "Ça ne marchera pas. Ce n'est pas ta job." Mais non. Et puis, un bon nom ne nuit pas, alors je remercie ceux qui l'on construit.»

Un enjeu de société

Louis Vachon de la Banque Nationale, lui-même issu d'une famille d'entrepreneurs beaucerons, et Déliane Laverdière de Desjardins ont salué l'implantation de l'EEB à l'heure où la relève entrepreneuriale devient un enjeu de société.

«Selon une statistique, dit M. Vachon, 40 % des entreprises québécoises seront vendues au cours des 10 prochaines années. Depuis trois générations, nous travaillons à demeurer une société de propriétaires, d'entrepreneurs. C'est primordial d'y voir. Voilà pourquoi l'École d'entrepreneurship est indispensable.»

Québec apporte son également son aide à la formation en entrepreneuriat. Aux efforts financiers et au soutien des entrepreneurs du «royaume de la PME», aux appuis venus de partout, le ministre du Développement économique, Clément Gignac, a chargé son homologue Robert Dutil de confirmer une participation de 1,5 million $ à l'école.

Coût de 10 millions $

Le maire de Saint-Georges, François Fecteau, et le député Maxime Bernier ont aussi applaudi ce rêve devenu réalité au coût de 10 millions $.

Discrets, Jacques Lussier, ancien doyen des sciences de l'administration, et Jean-Marc Toulouse des HEC ont apprécié ce moment historique.

«Je suis tellement fier de cette gang de jeunes entrepreneurs. C'est la crème de la crème. Nous sommes heureux d'avoir contribué à quelque chose de novateur. Et tout ça, on l'a fait sans contrainte institutionnelle. Chapeau et merci à Marc Dutil. C'est un rassembleur!» confie l'ancien doyen Lussier.

Partenaires Or

Partenaires Argent

Partenaires Bronze

exquis-bronze.png
Spektrum média