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Jean Coutu se livre aux entrepreneurs à l’EEB

19 août 2011

Issu d’une famille pauvre, Jean Coutu a ouvert sa première pharmacie dans Hochelaga-Maisonneuve vers la fin des années 1960. Une pharmacie de 18 pieds par 55 pieds de large avec quatre employés et un modeste chiffre d’affaires de 67 000 $. Aujourd’hui, le réseau de ce groupe est gigantesque et enregistre un chiffre d’affaires astronomique de plusieurs milliards de dollars, 19 000 employés répartis dans un peu moins de 400 établissements au pays, et ce, sans compter ses participations dans la société américaine Rite Aid.

Jamais, il n’a pensé un jour arrivé à un tel résultat lorsqu’il a amorcé ses activités. Pour lui, être en affaires, c’est un  peu comme tricoter un chandail. « Cela s’est bâti maille par maille. La grande chance que j’ai eue c’est que je n’ai pas de fausses mailles et je n’ai pas eu à recommencer », raconte-t-il candidement.

Il a rappelé aux entrepreneurs l’importance d’avoir du personnel de qualité. « Il ne faut pas avoir peur d’engager des personnes meilleures que nous et de les valoriser. Il ne faut pas juste leur dire à elles, mais il faut que tout le monde sache que c’est lui ou elle qui m’a permis de faire telle ou telle chose », soutient-il.

De plus, son secret de son succès pourrait s’expliquer en trois points soit se fixer des objectifs, valoriser ses employés ainsi croire en ses produits et rendre un bon service à qui on les vend. « Si vous n’aimez pas le monde, vous avez choisi la mauvaise profession, et ça, c’est vrai », affirme l’entrepreneur.

À 84 ans, M. Coutu s’investit toujours au sein de l’entreprise et ne semble pas avoir l’intention d’arrêter. « Que vous que soyez Mozart, Beethoven, Rembrandt ou qui que ce soit, vous avez jamais atteint toutes vos possibilités. Nous ne sommes jamais arrêtés toujours en mouvement », a indiqué ce dernier rappelant sa métaphore du tricot qui n’est jamais terminé.

À brule pour point avec l’animateur du Rendez-vous, Frank Nicholas, M. Coutu a abordé divers sujets de l’entrepreneuriat passant par la vente, ce qui différencie un entrepreneur d’un bon entrepreneur et bien entendu l’École d’entrepreneurship de Beauce. Vantant les mérites de cette école, M. Coutu dit qu’il n’aurait pas hésité une seconde à s’inscrire à une telle école si elle avait existé à ses débuts. C'est pourquoi, il a voulu offrir ses services comme entraîneur-athlète.

À son âge, il confie qu’il ne se déplace plus souvent pour aider les jeunes entrepreneurs. Certains sont venus des quatre coins du Québec pour entendre l'illustre homme d'affaires. M. Coutu a certes aimé le contact avec ceux-ci hier soir. « J’ai trouvé qu’ils avaient un esprit d’attention de vouloir apprendre et de se réaliser. C’est ce dont nous avons besoin ici au Québec et au Canada », pense M. Coutu.

« Le mot entrepreneur, j’aime ce mot-là. Ce sont des gens qui s’en vont et qui n’ont pas peur de foncer sans savoir où cela va les mener. Ils sont confiants. Avec la confiance, on peut faire presque n'importe quoi », commente ce dernier.

L’EEB en mode prérentrée
C’était hier jour de rentrée pour la deuxième cohorte d’entrepreneurs-athlètes de l’École d’entrepreneurship de Beauce. À l’occasion de ce rendez-vous de l’EEB la visite de Jean Coutu les entrepreneurs ont dû tenir une foire commerciale où il devait vendre leur salade à ce dernier.

Soulignons que la véritable rentrée de l’EEB aura lieu le 14 septembre avec la troisième cohorte. D’ailleurs, l’institution est en mode recrutement pour compléter la troisième vague d’athlètes-entrepreneurs. Actuellement, vingt candidats ont été sélectionnés dont deux de la région de la Beauce. Les personnes ayant un profil d’entrepreneur, une certaine expérience des affaires ou encore un projet d’affaires ambitieux peuvent toujours s'inscrire.

Gattuso la semaine prochaine
Après Jean Coutu, ce sera au tour la semaine prochaine de Jean Gattuso de A. Lassonde de visiter les athlètes entrepreneurs les 19 et 20 août prochains.

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