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« On n'est jamais arrivé » - Jean Coutu

25 août 2011

S’il n’est plus le jeune pharmacien d’il y a cinquante ans, Jean Coutu n’en demeure pas moins, à 84 ans, un homme fort sympathique à la parole facile et au charisme remarquable. Les quarante minutes de son intervention devant une salle remplie à capacité auront paru des secondes tant il avait de choses à dire et d’expériences à transmettre.

Son entreprise

Dans un premier temps, Jean Coutu a rappelé le départ et la progression de son entreprise. Première pharmacie à Montréal avec quatre employés et un chiffre d’affaires annuel de 67 000 $. Puis idées nouvelles et développement, mais surtout, devait-il dire, choisir ses employés avec soin, des employés de qualité, et même des gens de qui on pourra apprendre pour s’améliorer. Pour Jean Coutu, il était essentiel pour lui de pouvoir compter sur ses employés et il aimait bien leur rappeler régulièrement qu’il les appréciait et qu’il avait besoin d’eux.

Ses employés le lui ont bien rendu puisque son groupe, le Groupe Jean Coutu, compte aujourd’hui 394 pharmacies et environ 19 000 employés. Il se plaisait aussi à raconter que les ventes d’une journée de sa nouvelle pharmacie dépassaient celles d’un an de sa première pharmacie.

Des conseils

Jean Coutu donnait des conseils aux entrepreneurs présents, mais à travers des images. Il expliquait ainsi que développer une entreprise, «C’est comme de tricoter un maillot. Il faut éviter de faire des fausses mailles, sinon on doit recommencer». C’était sa façon de dire qu’il faut prendre le temps nécessaire pour éviter autant que possible les erreurs et que, quand on en fait, on doit reprendre, mais en apprenant des erreurs commises.

Il a rappelé que pour être un bon vendeur, il fallait aimer son produit car les gens le sentent. À ce sujet, il a rappelé qu’il avait un jour refusé de vendre un produit d’une entreprise pour laquelle il travaillait parce que le compétiteur avait un produit supérieur. 

Selon Jean Coutu, il n’y a pas de bons ou mauvais entrepreneurs. Il n’y a que des entrepreneurs qui sont bons sans quoi ils disparaissent. Pour lui, les entrepreneurs ne sont pas bardés de diplômes qui les rendent théoriciens. Ils sont des fonceurs qui apprennent de leurs erreurs.

Le transfert

On a demandé à Jean Coutu comment se passait le transfert de l’entreprise vers les descendants. Une question qui a semblé lui plaire et dont il a longuement élaboré la réponse. 

Il a choisi, devait-il dire, d’exiger que ses enfants et autres apparentés, avant d’intégrer l’entreprise, travaillent ailleurs pendant au moins trois ans. Après cette période, s’ils le désiraient, ils pouvaient demander à intégrer le Groupe Jean Coutu.

Comme Jean Coutu ne voulait pas qu’ils le fassent seulement pour en profiter, mais pour y contribuer, ils devaient passer devant un comité pour démontrer qu’ils avaient quelque chose de positif à apporter, qu’ils avaient un but à atteindre avec l’entreprise.

Anecdotes

Jean Coutu a, entre autres, raconté, avec la larme à l’œil, l’histoire d’un jeune descendant qui avait cédé gratuitement une paire de patins à roues alignées à un autre enfant, lors d’une vente de garage, parce que le jeune n’avait pas d’argent.

L’ensemble des interventions de Jean Coutu comportait des anecdotes sur divers sujets, comme les médicaments qu’il «fabriquait» au début de sa carrière, le Club des bambins honnêtes dans son premier commerce pour avoir la paix avec les enfants, le fait qu’il vende chips et chocolat dans ses établissements et d’autres encore.

Une très agréable présence donc, et très enrichissante, avec un homme qui sait convaincre.

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