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Lilianne Savard dans la cour des grands

26 oct. 2011

« J’ai toujours su que j’allais devenir propriétaire d’une entreprise un jour, c’était mon rêve», raconte celle qui dirige une soixantaine de personnes.

La tête remplie de projets, elle a choisi une voie peu commune pour aller puiser l’expérience des dirigeants qui connaissent du succès au Québec.

La femme d’affaires est la première étudiante du Saguenay à s’asseoir sur les bancs de l’École d’Entrepreneurship de Beauce, dont la liste des enseignants est, somme toute, impressionnante.

De grands noms

« Pour notre première conférence, notre premier 24 heures de formation, nous avions Laurent Beaudoin le PDG de Bombardier. Je ne pense pas que j’aurais appelé chez Bombardier et qu’il m’aurait rappelé ».

Mme Savard suit une formation de deux années. Une semaine sur six, elle se déplace en Beauce et se transforme en étudiante.

« Ce sont des gens exceptionnels qui ont réussi, ils sont partis à zéro et ils ont aujourd’hui 3000 ou 4000 employés partout dans le monde ».

Elle ne fréquente pas cette école pour revenir avec un diplôme. « Je vais chercher un réseau de contacts, en plus d’aller chercher une expertise que je ne pourrais pas posséder autrement. Être entrepreneur c’est inné, mais il n’y a aucun cours qui nous enseigne à la fois les ressources humaines, le marketing et la comptabilité ».

En pratique

L’entreprise qu’a acquise Lilianne Savard, le Groupe POG, comprend trois divisions et se spécialise dans la tuyauterie et la mécanique industrielle ainsi que la maintenance.

La nouvelle propriétaire n’en est qu’au début de ce cour qui lui coûte plus de 50 000 $. Elle estime que cet investissement dans la formation en vaut vraiment la peine, ajoutant qu’elle en recueille déjà les fruits.

« C’est extraordinaire, on a juste hâte d’y retourner. Ce que j’ai appris, je l’ai déjà appliqué, il y a des choses qui ont déjà changé dans mon entreprise ».

Sélection des candidats

« À notre école, les professeurs sont les plus grands entrepreneurs du Québec », précise la directrice générale de l’École d’Entrepreneurship de Beauce, Nathaly Riverin.

Plusieurs personnalités renommées comme Jean Coutu se transforment en enseignants et partagent leur expérience avec les chefs d’entreprises.

« Charles Sirois vient tout juste de passer plus de deux jours à notre école, précise la directrice. Avec les meilleurs experts et avec les meilleurs entrepreneurs, nous formons la relève ».

Nathaly Riverin souligne que les dirigeants qui entament une formation de deux ans doivent faire leurs preuves avant d’être admis.

« Ça prend de 10 à 15 ans d’expérience. Il faut que le candidat ait un vécu en affaires. Il doit avoir une maturité, faire preuve de détermination à faire croître son entreprise et avoir une bonne ouverture ». 

La sélection des candidats est un processus très sérieux. « Nous effectuons des entrevues et il y a des tests pour voir si les gens sont sérieux. C’est très exigeant de travailler sur soi et sur sa business ».

Elle ajoute que l’expérience de ceux qui ont fait leur marque et qui ont touché au succès se veut un « accélérateur » aux projets et aux innovations des entrepreneurs de partout au Québec.

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