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L’École d’entrepreneurship de Beauce, l’antiécole pour les entrepreneurs!

27 févr. 2012

L’approche de l’École d’entrepreneurship de Beauce (EEB), basée sur le partage de vécu et d’expérience, vise à former de meilleurs entrepreneurs, sur les plans professionnel, mais aussi personnel. « C’est, en quelque sorte, l’antiécole pour les entrepreneurs. Chez nous, on laisse de côté les notions théoriques pour faire vivre et partager des expériences aux gens inscrits », nous confie Nathaly Riverin, directrice générale de l’établissement.

Fondée en 2008, l’École a accueilli ses premiers participants en septembre 2010. Des élèves, ou athlètes, comme les appelle l’École, individus qui n’ont peut-être jamais mis les pieds dans une université, mais qui déboursent 27 500 $ en frais de scolarité sur deux ans pour graduer du Programme Élite de l’EEB.

Quelle est donc la philosophie d’enseignement et quelles sont les valeurs d’affaires de cette école? La Chemise pose ses questions à Mme Nathaly Riverin.

La Chemise : Pourquoi une École en Beauce?

Nathaly Riverin : Comme le dit souvent notre président et fondateur, M. Marc Dutil, président et chef de la direction du Groupe Canam, « il n’y a pas de pétrole en Beauce, ni de ressources naturelles à exploiter. Notre pétrole, c’est l’entrepreneuriat ». Cela allait donc de soi que la première école totalement vouée à l’entrepreneurship y soit implantée.

L.C. : L’École est-elle rattachée à une autre institution?

N.R. : Outre la présence de représentants des HEC et du Centre interuniversitaire des Appalaches sur son conseil d’administration, l’École n’est rattachée à aucune institution scolaire. Nous sommes un organisme privé à but non lucratif. Nous avons toutefois des relations avec de nombreux organismes liés à la formation et à l’entrepreneuriat.

L.C. : Quel profil d’étudiant valorisez-vous et combien en acceptez-vous par année?

N.R. : L’École s’adresse à des entrepreneurs cumulant plus de 10 ans d’expérience et employant entre 5 et 250 employés qui souhaitent accéder à un réseau d’entrepreneurs influents, qui veulent s’inspirer des plus grands chefs d’entreprises du Québec pour accélérer le développement de leur entreprise et qui veulent prendre du recul pour apprendre et repousser leurs limites. Le programme de l’EEB est constitué de 15 modules, chacun d’une durée de 5 jours et chaque année, il accueille deux cohortes de 30 étudiants.

L.C. : Quel profil de professeur valorisez-vous?

N.R. : Nous recherchons des entrepreneurs ayant un fort vécu en affaires. Nos entraîneurs (on ne parle pas de professeurs à l’École) sont contactés sur recommandations d’autres entraîneurs et ils offrent leur temps bénévolement. Ils souhaitent, comme nous, contribuer à bâtir l’élite entrepreneuriale de demain.

Chaque entraîneur est coaché par nos experts à l’interne et le contenu de la formation offerte est développé en partenariat avec notre équipe pédagogique.

L.C. : Quel est le ratio théorie/pratique?

N.R. : Il n’y a à peu près pas de théorie à l’école. Notre approche unique réinvente le modèle traditionnel de formation professionnelle : le « E to E », ou Entrepreneur-entraîneur à Entrepreneur-athlète. Concrètement, ça veut dire : des entrepreneurs qui partagent leur vécu, l’accès individuel et privilégié aux entrepreneurs les plus réputés du Québec et un réseau de contacts exponentiel des gens les plus influents du milieu des affaires, dont les bailleurs de fonds les plus sérieux.

Les prémisses de fondation de l’École

L.C. : L’entrepreneurship, c’est répondre à des besoins, résoudre des problèmes. Quel besoin l’ÉEBeauce cherche-t-elle à combler?

N.R. : Les plus récentes études, en 2010, démontrent que le Québec est deux fois moins dynamique en entrepreneuriat que le reste du Canada. Il y a notamment deux fois moins de gens qui sont attirés par le parcours entrepreneurial au Québec qu’ailleurs au pays.

L.C. : Quelle est votre compétition?

N.R. : On ne parle pas de compétition, on parle plutôt d’offre complémentaire. Les universités remplissent une fonction théorique alors que nous remplissons une fonction pratique et très ciblée au niveau de la clientèle.

Le modèle d’affaires

L.C. : Quel est le choix stratégique derrière vos droits de scolarité?

N.R. : Nous avons calculé que chaque heure de formation coûte l’équivalent de 70 $/heure à nos athlètes. Nous sommes conscients que les coûts sont importants, surtout pour une entreprise en démarrage, mais nos athlètes sont logés et nourris et ont accès à un réseau des plus influents entrepreneurs de la province. Selon nos athlètes, le retour sur investissement de la formation, à travers les économies réalisées suite aux diverses interventions de nos entraîneurs et athlètes et aux contrats signés parmi les athlètes de nos différentes cohortes ou avec nos entraîneurs, est évalué à 4 mois.

L.C. : Sentez-vous que vous allez contre le courant traditionnel québécois et est-ce volontaire?

N.R. : Nous savons que notre École est différente et c’est ce que souhaitaient nos fondateurs. Marc Dutil ne souhaitait pas offrir un Xe cours de comptabilité ou de management aux gens de la région. Il souhaitait permettre à des entrepreneurs de devenir de meilleurs entrepreneurs. Il souhaitait aussi aider les entreprises à générer de la richesse et à créer des emplois. Est-ce à contre-courant? Disons seulement que l’École souhaite participer à créer une nouvelle vague entrepreneuriale au Québec, afin d’aider la province à tirer son épingle du jeu!

L’EEB, un projet entreprenant en soi

L.C. : Quelle est votre « promesse étudiante »?

N.R. : Nous aidons à former l’élite entrepreneuriale de demain en faisant d’eux de meilleurs entrepreneurs, armés pour répondre aux défis de leur vie professionnelle et personnelle.

L.C. : Quels sont vos projets d’expansion? Envisagez-vous accueillir des étudiants internationaux?

N.R. : Nous souhaitons accueillir deux cohortes par année (30 athlètes par cohorte) pour un total de 4 cohortes en mode continu. Nous souhaitons aussi maximiser « l’utilisation » des contenus générés à l’École par l’offre de programmes complémentaires, comme nos Boot camps pour entrepreneurs, de courtes formations offertes par nos experts de l’École.

Pour le moment, nos athlètes proviennent des 4 coins du Québec. Oui, éventuellement, nous aimerions attirer des gens d’ailleurs dans la francophonie, mais ce n’est pas une priorité à court terme. Le Québec foisonne de candidats potentiels pour l’École…

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