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Un chêne qui résiste aux grands vents

17 févr. 2012

De prime abord, celui-ci a surpris les gens présents au rassemblement en mentionnant que ses parents se sont rencontrés à Saint-Georges. M. Beaudoin a d’ailleurs visité la Beauce à de nombreuses reprises à travers le commerce de son père. Reconnaissant que la région représente une véritable pépinière d’entrepreneurs, ce dernier confirme que notre société a besoin de nouveaux visionnaires qui oseront se lancer et surtout persévérer dans le milieu des affaires. Selon lui, le Canada fait présentement piètre figure au niveau de la croissance en productivité.

« Le principal moteur de l’entrepreneuriat est l’innovation. Il faut aussi avoir un réel goût du risque et ne pas s’arrêter à la première déception. Durant les quatre dernières décennies, Bombardier est passé notamment à travers quatre récessions, des hivers sans neige et d’autres impondérables comme les attentats du 11 septembre 2001. Il est important de toujours garder confiance en absorbant les chocs et d’être ingénieux pour trouver des façons de s’en sortir », de dire Laurent Beaudoin.

Plus tard dans son discours, l’homme d’affaires a avoué un possible abandon de ses tâches antérieures au sein de Bombardier lorsqu’est survenue la crise de l’énergie en 1973. Les ventes de motoneige avaient alors chuté de 75 % sur une période de trois ans. Plutôt que de baisser les bras comme chef d’entreprise, M. Beaudoin a relevé ses manches avec ses employés afin de développer d’autres types de savoir-faire. C’est de là qu’est venue l’idée de diversifier les activités de la compagnie.

« On s’est d’abord lancé dans le domaine du transport en commun avec le métro de Montréal. Pendant la récession au début des années 1980, on était mieux protégé avec des contrats sur rail notamment au Mexique et aux États-Unis. En 1986, nous nous sommes lancés dans l’aéronautique avec l’achat de Canadair. Plusieurs acquisitions de Bombardier proviennent d’entreprises fragilisées par un manque d’investissements. On voyait du potentiel là où d’autres gens n’en voyaient pas », stipule Laurent Beaudoin.

Aujourd’hui, le rêve de feu Joseph Armand-Bombardier se traduit par une présence dans 39 pays et des ventes dépassant les milliards de dollars. Malgré la crise économique frappant actuellement l’Europe et surtout la Grèce, M. Beaudoin dit que les 40 usines du continent cheminent bien dans leurs travaux. Celui-ci explique cependant que Bombardier a dû également procéder à des suppressions de postes, situation qui ne saurait perdurer à long terme selon ses pensées. Ce dernier espère que la relève aidera Bombardier à aller encore plus loin dans son dépassement industriel.

« Le poison de la méfiance tue dans l’œuf des projets visionnaires. Avoir un savoir-faire mène au développement d’un savoir fier. Pour un employé, il y a un grand avantage à parler plusieurs langues, surtout s’il veut évoluer dans une entreprise. L’anglais est d’ailleurs reconnu comme la langue des affaires. Le grand problème au Québec est que nous avons perdu beaucoup de sièges sociaux. Les coupures de postes affectent plus rapidement les divisions extérieures en cas de problèmes. On a pu voir ce fait avec l’industrie automobile en Ontario », conclut Laurent Beaudoin.

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