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25 sept. 2012

École d'entrepreneurship de Beauce

L'École d'entrepreneurship de Beauce (EEB) joue un rôle clé dans le transfert d'entreprise au Québec. «Près de 65% de nos clients sont des releveurs d'entreprise, dont 60% sont des cas de relève familiale», explique Nathaly Riverin, directrice générale de l'EEB. Moyennant 55 000$, les «étudiants» fréquentent l'École à raison de quatre jours et demi tous les deux mois, sur une période de 28 mois. Leurs professeurs (ou «entraîneurs») se nomment Jean Coutu, Monique Leroux, Robert Dutton, Laurent Beaudoin... Bref, la crème du Québec inc. «Les résultats sont exceptionnels. On a aidé à régler plusieurs situations comme le manque de communication, le partage de la vision, les transferts de propriété», affirme Nathaly Riverin.

Les banques

Les institutions financières, cela va de soi, s'intéressent grandement aux transferts d'entreprise. La Banque Nationale a créé il y a six ans une nouvelle structure en ce sens. Ainsi, la Nationale compte ainsi 10 directeurs transferts d'entreprise. Ceux-ci travaillent en étroite collaboration avec les directeurs de compte. En six ans, la Nationale dit avoir traité 600 dossiers au moyen de sa nouvelle structure. «On fait une analyse complète. On est capable de faire valoir les grandes forces de la transaction. On crée des maillages avec différents programmes ou fonds», dit Laurent Genest, directeur principal, transfert d'entreprise. Bonne nouvelle, selon lui, la BN ne cesse de recruter de nouveaux clients, surtout auprès des repreneurs.

Le Mouvement Desjardins aime dire qu'il mise sur les valeurs humaines, et non pas uniquement sur le financement, dans les cas de transferts d'entreprise. On a donc mis sur pied une démarche d'accompagnement en sept étapes, comprenant le financement, mais aussi un long travail de réflexion et de vision. Cette démarche est utilisée par les 1200 directeurs de compte et s'adresse aux quelque 400 000 entrepreneurs membres de la coop lévisienne. En matière de financement, Desjardins dit se démarquer par différents fonds créés entre autres par les membres de la coopérative, mais aussi par la FTQ, la CSN, Desjardins capital de risque, etc.

Fidèle à son habitude, la Banque de développement du Canada (BDC) agit encore à titre «complémentaire» dans le transfert d'entreprise. Société de la Couronne ayant des obligations de rentabilité, la BDC ne donne pas de subventions; elle offre plutôt du financement non traditionnel. Bref, elle va là où les banques traditionnelles ne sont pas prêtes à aller. «Notre force est d'être flexible et très patient. Nous voulons notamment éviter que les entreprises d'ici soient vendues à des concurrents étrangers», rappelle Danielle Landry, vice-présidente en financement subordonné.

Le gouvernement

Le ministère du Dévelop-pement économique, de l'Industrie et de l'Exportation (MDEIE), aboli depuis peu par le nouveau gouvernement de Pauline Marois, a mis sur pied il y a six ans les Centres de transferts d'entreprise (CTE). Il en existe neuf au Québec: Capitale-Nationale, Chaudière-Appalaches, Estrie, Lanaudière, Laurentides, Mauricie, Montérégie, Montréal et Saguenay-Lac-Saint-Jean. De concert avec les intervenants économiques (entre autres les CLD) de leur région respective, les CTE ont pour mission d'informer, de sensibiliser, de former et de guider les cédants et les repreneurs dans leurs démarches de transmission/reprise, afin d'assurer la pérennité des entreprises de leur territoire. Certaines formations sont payantes, d'autres sont subventionnées.

Les universités et associations

L'Institut québécois pour les familles en affaires (IQFA) vise à sensibiliser cette clientèle à s'engager dans le processus de relève. L'IQFA fait le pont entre les entrepreneurs et les professionnels (fiscalistes, gestionnaires, coaches, mentors, psychologues, etc.) qui peuvent aider dans le processus de relève et de transfert d'entreprise.

Créé par HEC Montréal et l'Université McGill, le Centre international des familles en affaires (CIFA) offre des cours au baccalauréat et à la maîtrise, et supervise des travaux de recherche. Le CIFA s'intéresse également au transfert des connaissances par des colloques, des formations et des cours sur le sujet.

Le Groupement des chefs d'entreprise du Québec (GCEQ) s'intéresse à la relève et aux transferts d'entreprise depuis presque 20 ans. L'organisme à but non lucratif fonctionne sous forme de clubs composés d'entrepreneurs de tous les horizons. Il compte une trentaine de clubs de relève, également connus sous le nom de clubs des aspirants chefs qui se rencontrent une dizaine de fois par année pour discuter de leurs réalités respectives.

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