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Esprit de corps et confiance en soi

20 nov. 2012

Ces liens tissés serrés ne sont pas le fruit du hasard. Durant les huit premiers mois de leur apprentissage, en marge de leurs ateliers réguliers, les participants de l'ÉEB doivent se préparer à la réalisation d'un exploit collectif. Ils devront escalader le Mont Washington au New-Hamshire au cours d'une excursion de trois jours.

«J'ai perdu 70 livres au cours de la première année,» m'explique Ives-Hugo Lanoie, président-fondateur de Chocolats Lanoie, une PME montréalaise naissante qu'il a mise sur pied parallèlement à la poursuite de son stage à l'ÉEB.

«Mes collègues m'ont bien fait comprendre qu'il n'était pas question de rater l'objectif d'atteindre le sommet parce qu'ils auraient à me traîner sur leurs épaules. J'ai atteint le sommet par moi-même», me dit fièrement le futur diplômé.

Comme tous les entrepreneurs-athlètes avec qui j'ai échangé, Ives-Hugo Lanoie est venu à l'ÉBB parce qu'il voulait d'abord fouiller dans le coffre à outils d'entrepreneurs qui ont fait leur preuve.

François Dubuc, président de Nitek Laser, un atelier d'usinage de métal utilisant le découpage au laser qui emploie 35 personnes à Saint-Nicolet, en rajoute.

«Ça fait 7 ans que j'opère mon entreprise. Les choses vont bien mais j'avais besoin de me ressourcer. J'avais déjà fait des études en administration au Cégep mais je ne suis pas très académique. Le programme de l'ÉEB cadrait tout à fait avec ma façon d'apprendre.

«De partager les expériences d'entrepreneurs qui ont connu de grands succès, d'échanger avec eux, ça me donne confiance. Quand j'assiste aux ateliers je n'en suis pas conscient mais quand je reviens à l'usine la semaine suivante je suis gonflé à bloc», observe le jeune PDG.

Si 40% des entrepreneurs-athlètes de la 2e cohorte sont les propriétaires-fondateurs de leur PME, 60% sont des entrepreneurs de la relève qui vont bientôt prendre les rênes de l'entreprise familiale.

Nicolas Saint-Pierre, le fils d'Éric Saint-Pierre, le président-fondateur de la Fondation MIRA, est un de ceux-là. Il travaille à la Fondation qui forme et élève des chiens accompagnateurs depuis 20 ans mais il a décidé il y a seulement trois ans de succéder à son père.

«Ce que j'apprends ici est incroyable. C'est du concret. Chaque entrepreneur nous enseigne quelque chose de différent. L'atelier de cette semaine avec Louis Têtu de Coveo va me faire changer toute la gestion de nos réseaux sociaux en y intégrant des suivis de performances.

«Je suis emballé mais il faut que je me calme. Après les ateliers, quand je reviens chez MIRA, j'ai le goût de changer un paquet de choses en même temps. Il faut absorber et digérer tout ça», convient-il.

Martin Gendreau est un autre produit de la relève. Son père, Michel, a racheté de la faillite le fabriquant de portes de garage Garaga, de Saint-Georges, en 1983. L'entreprise réalise un chiffre d'affaires de 70 millions et Martin en est le directeur des ventes.

«On vit les mêmes réalités que celles des entrepreneurs que l'on rencontre à l'École. On apprend de leur histoire, de leur vécu. On fait des apprentissages qui vont peut-être nous sauver de commettre certaines erreurs.

J'ai été particulièrement impressionné par les ateliers donnés par Robert Dutton, de Rona, Pierre Pomerleau, Marc Dutil et Jean Coutu», confie Martin Gendreau.

Les retombées positives de l'EEB ne se limitent pas seulement au perfectionnement des affaires. Il y en a aussi sur le plan du développement personnel, estime Julia Gagnon, vice-présidente d'Attraction, un manufacturier de vêtements sports de Lac-Drolet.

«La formation de l'EEB m'a beaucoup aidée à mieux me structurer sur le plan personnel. Je m'occupe de mon entreprise mais j'ai aussi deux jeunes enfants. J'étais toujours débordée, à la course, désorganisée. J'ai acquis une meilleure discipline de vie», évalue le jeune entrepreneure.

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